Ne pas confondre : résolution et résolution

Cet article a été écrit pour 4 niveaux de compétence :
Niveau Débutant
Niveau Confirmé
Niveau Expert
Niveau Professionnel
Note de l’auteur
Pour éviter toute confusion avec l’univers de la Pao et de l’imprimerie, un monde très différent de la photo,  l’article ne parle pas d’image vectorielle mais uniquement de la résolution appliquée à  la photographie numérique. Double cliquez sur les images pour les agrandir.
 

Introduction : Utilité de la résolution

Résolution = définition de la photo

Résolution est un mot que l’on trouve beaucoup dans l’univers de la photo numérique. Il est un peu dommage que les grands fabricants de matériel aient choisi ce seul terme pour définir deux fonctions bien différentes. Un seul élément les rassemble : le pixel. En photographie numérique, parler de résolution c’est parler de pixel.

Il existe deux types de résolution qu’il ne faut pas confondre :

  • La résolution d’acquisition qui s’exprime en nombre de pixels. (ex.: 20 mégapixels) Elle concerne uniquement le matériel capable d’acquérir une photo (appareils photo et scanners) ainsi que les logiciels de retouche.
  • La résolution d’impression qui s’exprime en dpi (ex.: 300 dpi). Elle concerne tous les systèmes d’impression comme les imprimantes photo, les machines de production (chez les photographes) et les écrans. Elle définie une qualité d’impression ou d’affichage.

A cela s’ajoute deux règles fondamentales en photo numérique :

  1. La résolution d’acquisition doit correspondre à l’utilisation qui va être faite de la photo comme par exemple :
    • Des tirages du 10 x 15 cm ou 30×40 cm
    • Un diaporama sur un écran ou une télévision HD
    • Un transfert sur internet
  2.  La perte de qualité d’une photo est proportionnelle au nombre de modifications.

En photographie, La résolution sert donc à mettre en adéquation la prise de vue avec l’utilisation finale de la photo.


Niveau 1 – Débutant
Exploiter facilement les capacités de son appareil

La plupart des appareils d’entrée de gamme ont des modes d’utilisation très simplifiés et n’abordent pas ce sujet avec un vocabulaire technique, ce qui est une très bonne chose. Quoi qu’il en soit, le débutant doit aussi respecter les règles essentielles qui ont été énoncées  dans l’introduction.

Prenons un exemple précis avec le Canon Ixus 175, un appareil d’entrée de gamme. Le fabricant indique que la résolution d’acquisition est de 20,5 millions de pixels. Ensuite, page 34 du manuel, il explique qu’il propose 5 tailles d’images :

  1. Le format L pour faire des agrandissements papier 40 x 60 cm
  2. Le format M1 pour faire des agrandissements de 15 x 21 cm à 30 x 40 cm
  3. Le format M2 pour faire de simples tirages 10 x 15 cm
  4. Le format S pour les envois Email
  5. Le format W pour les télévisions HD

Ces informations ne sont pas de simples options. Elles sont fondamentales et doivent amener l’utilisateur à se poser les bonnes questions comme par exemple : mes photos sont-elles destinées à faire des agrandissements 40 x 60 cm ? La réponse sera probablement négative.

Dans ce cas, pourquoi utiliser le format L ? Les fichiers sur-dimensionnés n’ont que des inconvénients :

  1. Temps d’écriture sur la carte trop long, difficile d’utiliser le mode rafale (photos en continu). Le format L provoque un ralentissement de l’appareil.
  2. Carte mémoire plus vite remplie : 750 photos à la résolution « L » contre 4000 à la résolution « M2 » avec une carte 4 Go
  3. Temps de transfert vers un PC plus long : 4 x plus de temps pour transférer des photos à la résolution « L » par rapport à « M2 »
  4. Inadaptés au diaporama sur écran. Si le nombre de photos est important, le fichier sera trop volumineux.
  5. Inadaptés à Internet, transfert impossible, obligation de recadrer la photo, soit une perte de temps et de qualité

Pour le Canon, vous trouverez ci-dessous une correspondance simplifiée entre la résolution d’acquisition et l’utilisation finale d’une photo :

  • Le format L pour tous les tirages papier
  • Le format M1 pour un diaporama sur écran (l’image occupant la totalité de l’écran)
  • Le format M2 pour le transfert sur Internet. (l’image occupant seulement une partie de l’écran)

L, M1 et M2 sont les sigles de la marque Canon. Les autres marques en proposent probablement d’autres.

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 Niveau 2 – Confirmé
La résolution des écrans et des scanners

Affichage sur écran
L’adéquation entre acquisition et destination est une règle qui vaut aussi pour les écrans. Le principe est le même : plus le nombre de pixels est important plus l’affichage sera grand. Les trois photos ci-dessous en sont des exemples :


Double cliquez successivement sur chacune de ces images, elles s’afficheront à des formats différents. Hormis la taille, notez vous une différence de qualité ?  Pas vraiment, pourtant ces photos sont techniquement très différentes :

  • Celle de gauche fait 300 x 255 pixels soit 76 500 pixels
  • Celle du centre fait 500 x 375 pixels soit 187 500 pixels
  • Celle de droite fait 800 x 600 pixels soit 480 000 pixels

On est très loin des 20 mégapixels des APN. On comprend alors tout l’intérêt qu’il y a de paramétrer correctement son appareil photo. Pour un diaporama sur écran ou une télévision HD, la valeur la plus appropriée sera environ de 1900 x 1200 pixels.

Résolution des scanners à plat
Le fonctionnement du scanner est un peu particulier car la résolution d’acquisition dépend de la résolution du document numérisé. Voici les règles de base qui devraient être respectées :

  • Les journaux comme les quotidiens ont une résolution très faible, un réglage du scanner à 150 dpi ou ppp conviendra parfaitement.
  • Les revues sont de meilleures qualités et pourront être numérisées à environ 250 dpi.
  • Les imprimantes photo personnelles ont une résolution de 300 dpi. Vous appliquerez la même résolution sur le scanner pour numériser ces photos.
  • Pour les photos argentiques sur papier mat ou brillant : environ 400 dpi.
  • Pour les photos argentiques sur papier « Grain soie » : 200 dpi (le rendu « grain soie » donne un texture un peu toilé qui forme une sorte de trame).
  • Pour les photos numériques imprimées par des tireuses professionnelles : environ 600 dpi.
  • Pour les films négatifs noir et blanc de faible sensibilité (25 asa) : 3000 dpi.
  • Pour les films négatifs noir et blanc plus rapides : 2000 dpi.

Ces valeurs sont des réglages de départ et pourront être affinées après quelques tests.

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Niveau 3 – Expert
Maîtriser la chaîne de production

La résolution d’acquisition indique donc le nombre de pixels acquis en hauteur et en largeur, ce qui donne aussi le ratio de l’image : 4/3 ou 16/9ème. Pour avoir une meilleure maîtrise de la résolution, il serait souhaitable de connaitre ce nombre de pixels, et ce pour chaque taille proposée par l’APN. Cette information n’est pas toujours disponible sur les appareils photo d’entrée de gamme, le constructeur préférant parler de cm. On la trouve surtout sur le matériel destiné aux experts ou aux professionnels.

Calculer une résolution
Ce paramètre est essentiel pour connaitre le format et la qualité des tirages photo qu’il est possible d’avoir avec un APN. Si l’information fait défaut, il est toujours possible de la retrouver via les métadonnées de l’image. Si vous n’avez pas l’appareil photo, par exemple parce que vous avez l’intention de l’acheter, vous pouvez calculer la résolution d’acquisition avec un outil comme Photoshop.

Photoshop permet de recalculer une résolution d’acquisition.

Voici le détail de la procédure pour l’Ixus 175 – 20.5 millions de pixels – ratio de la photo de 4/3

  1. Créer un fichier au ratio 4/3 : soit 2000 x 3000 et sélectionner NB pour avoir le nombre de pixels (en RVB vous auriez le poids du fichier)
  2. Une fois créé, allez dans la taille de l’image, cochez la case « conserver les proportions » et augmentez le nombre de pixels jusqu’à 20.5 Mo. Les pixels affichés sont ceux de l’APN

Le tirage photo
Une fois le nombre de pixels connu, il est possible de vérifier le format et la qualité d’impression des tirages avec la résolution de l’imprimante. Attention, il ne faut pas confondre les imprimantes photo (personnelles ou industrielles comme la Noritsu D705) avec les imprimantes de bureau.

Plus de 5000 dpi pour une imprimante premier prix et
720 dpi pour imprimante haut de gamme, voila pourquoi il règne tant de confusion sur la résolution.

Ces technologies ne sont absolument pas comparables :

  • Les machines industrielles dont le coût est très important (10 à 20 000 € ,voire plus) ont des résolutions d’environ 720 x 720 dpi. Les pixels sont, en quelque sorte, reconstitués par injection de l’encre dans un papier spécial. Nous sommes dans l’univers de la photo.
  • Les imprimantes de bureau beaucoup moins chères (60 à 200 €) ont des résolutions à priori beaucoup plus importantes, environ 5000 x 1500 dpi. En fait, elle récrée les pixels avec des points. Il faut beaucoup de points pour créer un pixel, d’où l’importance de la résolution.

Tout cela contribue à une grande confusion.

« Dot per Inch » ou « Pixels par cm »
Pour le tirage photo, la résolution d’impression s’exprime donc en « nombre de dpi » qui signifie : Dot Per Inch (1 inch = 2,54 cm). et détermine la qualité du tirage.
Malheureusement le dpi, norme internationale, ne correspond pas à notre culture française : le décimal. Si on ramenait le nombre de pixels par Inch au nombre de pixels par Cm, je pense que l’on comprendrait mieux l’utilité de la résolution d’impression. Un simple petit calcul permet de convertir l’inch en cm : 300 dpi = 300 : 2.54 =118 pixels par cm.

Muni de cette information je peux établir très facilement une relation entre la résolution d’acquisition et la résolution d’impression. Partant du principe qu’un pixel acquis = un pixel imprimé, les critères d’impression avec une imprimante à 300 dpi sont les suivants:

  1. Pour un tirage 10 x 15 cm, il est nécessaire d’avoir un fichier minimum de 1180 x 1770 pixels (1) soit environ 2 millions de pixels
  2. Le même calcul pour un tirage 30 x 40 cm donne un fichier minimum de 3550 x 4720 pixels soit environ 16,7 millions de pixels
(1) Détail des calculs
300 dpi = 300 : 2.54 = 118 pixels
10 x 15 : 118 pixels/cm x 10 cm = 1180 pixels — 118 pixels/cm x 15 cm = 1770 pixels
30 x 40 : 118 pixels/cm x 30 cm = 3550 pixels — 118 pixels/cm x 40 cm = 4270 pixels

Calcul de la résolution pour les écrans
Les écrans ont aussi leur résolution d’affichage mais celle-ci est très variable et dépend de la technologie de fabrication. Les constructeurs ne communiquent pas sur la résolution en dpi. Sans entrer dans un calcul technique, il est possible de se faire une idée de la résolution de son écran. Il suffit d’afficher une photo avec une résolution donnée, par exemple 800 x 600, puis de mesurer son affichage sur l’écran. Exemple avec un photo dont la longueur sur l’écran est de 27,2 cm, la résolution de celui-ci sera de: 800 : 27.2 x 2.54 = 74,7 dpi

  • 800 est le nombre de pixels pour la longueur de la photo
  • 27.2 cm est la longueur de l’image
  • 2,54 est la valeur de l’Inch pour la conversion en dpi.
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Niveau 4 – Professionnel
La capacité des tireuses photo professionnelles

Les machines de tirage professionnelles ont des résolutions très importantes. jusqu’à 640 dpi pour le Noritsu QSS-3801G

Permet des tirages sur papier argentique
jusqu’au format 30 x 90 cm.

Si on reprend le mode calcul expliqué au niveau 3, la résolution nécessaire des fichiers pour cette tireuse serait la suivante :

  • Pour un tirage 10 x 15 cm, un fichier de 2520 x 3780 pixels (2) = 9,5 millions de pixels
  • Pour un tirage 15 x 20 cm, un fichier de 3780 x 5040 pixels = 19 millions de pixels
  • Pour un tirage 20 x 30 cm, un fichier de 5040 x 7560 pixels= 38 millions de pixels
  • Pour un tirage 30 x 45 cm, un fichier de 7560 x 11340 pixels= 85 millions de pixels
(2) Détail du calcul :
640 Dpi = 252 pixels / cm
10 x 15 cm :  252 pixels x 10 cm = 2520 pixels — 252 pixels x 15 cm = 3780 pixels
30 x 45 cm : 252 pixels x 30 cm = 7530 pixels — 252 pixels x 45 cm = 11340 pixels

Les modèles moyen format comme Hasselblad offrent des résolutions très importantes, environ 100 mégapixels. Les reflex professionnels 135 n’ont que des capteurs d’environ 30 millions de pixels.  On voit donc les limites des appareils reflex pour les tirages de grand format au delà de 20 x 30 cm.

Heureusement en pratique, deux autres paramètres vont entrer en ligne de compte :

Le premier est la résolution de l’œil. Celle-ci varie en fonction de la distance à laquelle une photo est regardée.

  • 380 dpi pour une photo située à 20 cm
  • 283 dpi pour une photo située à 30 cm
  • 152 dpi pour une photo située à 50 cm

Sur les tireuse professionnelle, la résolution d’impression est souvent réglable. Elle pourra donc être abaissée à 300 dpi pour les grands formats qui par nature sont regardés à plus d’un mètre.

Le second est la puissance des algorithmes de ces tireuses qui sont capables de recalculer l’image et de l’agrandir. Avec 30 millions de pixels il est possible d’avoir des tirages 30 x 40 cm sans perte.

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Jean Claude ROMON

(respectez les droits d’auteur)
Copyright février 2017 –Copie des textes et des images est interdit sans l’autorisation de l’auteur.
Sources :
Noritsu France :  http://www.noritsu.fr
C
anon France :  http://www.canon.fr
E
pson France : http://www.epson.fr/

 

 

 

 

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Photo argentique & numérique : Comment déterminer une bonne exposition ?

Cet article a été écrit pour 4 niveaux de compétence :
Niveau Débutant : quelques règles simples.
Niveau Confirmé : le contraste du sujet, élément fondamental de l’exposition.
Niveau Exper : influence des divers éléments sur le contraste.
Niveau Professionnel : Développement NB et post production Numérique.

Introduction

En Photographie, une bonne exposition consiste à reproduire correctement un sujet, paysage, scène de vie ou portrait sur un écran ou un support papier.

Pour être plus précis, c’est faire agir sur un capteur ou une émulsion une certaine quantité de lumière (appelée lumination) pendant un certain temps. La quantité de lumière est contrôlée par le diaphragme et la vitesse. Pour la photo numérique, s’ajoute deux fonctions supplémentaires : la sensibilité Iso et le correcteur d’exposition.

Une bonne exposition permet de reproduire correctement le contraste, c’est à dire la différence entre la partie la plus lumineuse et la partie la plus sombre d’un sujet.

Voici la différence entre une vue correctement exposée et une vue qui ne l’est pas :

On considère qu’une exposition est bonne
lorsqu’elle reproduit correctement le contraste d’un sujet.

  • Concernant l’exposition correcte, le ciel et le village sont bien exposés car tous les détails sont bien reproduits.
  • Pour l’exposition incorrecte, le ciel est bien exposé mais le village est trop sombre, beaucoup de détails sont perdus. Le contraste est mal reproduit.


Niveau 1 : Débutant
Quelques règles simples

Les appareils numérique disposent de trois modes de mesure et c’est le contraste de la scène qui va déterminer lequel doit être sélectionné. Selon les marques, ces modes portent différents noms mais tous répondent à un processus précis :

  • La mesure Multi zone effectue une moyenne de la luminosité pour toute la scène.
  • La mesure à prépondérance centrale effectue une moyenne de la luminosité uniquement pour le centre
  • La mesure spot : Prend une mesure de luminosité sur un point précis.

Utilisation de la mesure Multi zone

Le mode Multi-zones enregistre la luminosité de plusieurs points de la scène,
représentés ici par les points rouges.

Le mode Multi-zones  effectue une moyenne pour déterminer l’exposition. Ce mode doit être choisi lorsque le contraste du sujet est faible. Les photos ci-dessus sont des exemples très représentatifs . Aucune plage très lumineuse ou très sombre ne viendra influencer l’appareil qui calculera une exposition correspondant l’ensemble de la vue .

Utilisation de la mesure à prépondérance centrale

Dès que le contraste augmente, l’appareil risque de faire des erreurs d’analyse.
Il faut changer de mode.

Sur chacune de ces vues, le ciel est très lumineux et son influence sur le sujet est incontestable. La mesure à prépondérance centrale est préférable car le sujet occupe un large espace au centre de la vue. L’appareil pourra donc effectuer sa mesure dans la zone délimitée par le rectangle central.
Si le sujet n’est pas au centre, il suffit de pointer l’appareil sur celui-ci, d’appuyer à mi-course sur le déclencheur, de faire son cadrage et de continuer d’appuyer jusqu’au déclic pour faire la photo.

Utilisation de la mesure Spot

Ici, les hautes lumières sont importantes et
créent une sorte de contre jour.

Les sujets sont trop petits et il n’est pas possible d’utiliser les deux modes précédents. Pour avoir les détails de la bouée, du bateau ou des arbres, le mode de mesure Spot s’impose. Il est représenté par la croix rouge (quelques fois c’est un rectangle). Elle permet de diriger l’analyse sur un point précis du sujet, même très petit.

On le voit, chaque mode correspond à un type de contraste, du plus faible pour la « Multi-zone » au plus fort pour le « Spot ».

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 Niveau 2 : Confirmé
Le contraste du sujet, élément fondamental de l’exposition

Même s’il peut avoir une confiance absolue dans les modes automatiques de son appareil photo, le photographe doit en connaitre les limites et savoir quand intervenir. Prenons par exemple un paysage ensoleillé avec un ciel très lumineux et un feuillage touffu légèrement dans l’ombre. On constatera que le ciel est environ 35 fois plus lumineux que le feuillage. Si ce ciel se couvre, le contraste va diminuer pour arriver à un écart de 1 à 12 environ.

Pour bien comprendre tous les mécanismes d’une bonne exposition, commençons par effectuer une classification des contrastes en 5 catégories :

  1. Les sujets à très grand contraste dépassent des écarts de 500 : 1 ** : Contre jour avec un soleil très lumineux
  2. – Les sujets contrastés qui dépassent des écarts de 100 : 1 : un sous bois ensoleillé, un intérieur avec une fenêtre donnant sur un paysage lui aussi ensoleillé, contre jour, etc.
  3. – Les sujets normaux dont le contraste se situent entre 60 :1 et 35 : 1 : le bord de mer, portrait en plein air, paysage ensoleillé sans 1er plan sombre, etc.
  4. – Les sujets à faible contraste se situent entre 25 : 1 et 10 :1 : Paysage par ciel légèrement couvert, monument de pierre blanche, dessin ou gravure, etc.
  5. – Les sujets sans contraste : inférieur à 10 : 1 :Paysage dans la brume, vue aérienne verticale, etc.
**  [ 500 : 1 ] signifie que les hautes lumières (parties claires) sont 500 fois plus lumineuses que les basses lumières (parties sombres)

En photographie, plus le sujet est contrasté, plus l’exposition doit être précise. Les appareils photo bas de gamme, experts, ou professionnels ne possèdent pas les mêmes types de capteur. Une des grandes différences est leur capacité à reproduire fidèlement les  contrastes extrêmes.

Lors d’une prise de vue difficile, l’histogramme permettra de vérifier si l’exposition est correcte. Les schémas ci-dessous détaillent les diverses situations que vous pouvez rencontrer.

Caractéristiques d’un histogramme

L’ histogramme vous permet d’identifier les différents niveaux de luminosité. La totalité de la courbe doit se trouver dans le cadre. Si elle sort du cadre, par exemple, par la droite, une partie des détails des hautes lumières sera perdue comme le détail des nuages dans le ciel.

Les différents contrastes

Le schéma ci-dessus montre trois courbes qui correspondent chacune à un type de contraste. Cela vous permet de savoir, par rapport aux conditions d’éclairage du sujet, si votre matériel est bien réglé

Latitude de pose

Lorsqu’on photographie un sujet à faible contraste, plusieurs réglages de l’exposition sont possibles. La courbe peut se déplacer dans le cadre, sans perte d’information. C’est ce qu’on appelle la latitude de pose, terme technique issu de l’argentique. Au final on aura des résultats plus ou moins denses selon l’emplacement de la courbe. Le meilleur réglage reste le centre mais une modification de la densité avec  un logiciel photo n’aura aucune incidence sur la qualité.

La courbe sort du cadre


Ici, contrairement au cas précédent. Le sujet est si contrasté qu’il occupe la totalité du cadre. Nous sommes à limite de la capacité du capteur de l’appareil et nous n’avons plus aucune latitude de pose. Le réglage de l’exposition doit donc être extrêmement précis. Si la courbe sort du cadre, des détails sont perdus, la photo est sous exposée ou surexposée.

Seul l’histogramme permet donc de vérifier l’exposition. Si celle-ci n’est pas correcte, la courbe n’est pas bien positionnée. Pour compenser ce problème d’exposition, il vous suffit d’utiliser le correcteur d’exposition qui vous permettra de déplacer la courbe vers la droite ou la gauche.

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Niveau 3 : Expert
Influence des divers éléments sur le contraste

Entre le point de départ (le contraste du sujet) et le point d’arrivée (un tirage papier ou un affichage écran), l’image passe par un certain nombre de « filtres » techniques, chacun pouvant interférer sur le résultat :


Contraste du Sujet >>> Diaphragme / Vitesse / Iso >>> Correcteur d’exposition >>> caractéristiques du capteur >>> Traitement numérique par l’appareil >>> Post production >>> rendu du contraste par le papier photo ou l’écran.


Chacun de ces éléments techniques disposent de son propre mode de réglage via une échelle de valeurs qui n’est pas standardisée :

  • l’échelle des vitesses,
  • l’échelle des diaphragmes
  • l’échelle de la sensibilité ISO
  • IL ou  EV,
  • Dynamic range.

En tout ce ne sont pas moins 9 fonctions qui cohabitent, toutes ayant des processus techniques différents.

  • Une échelle de 2 pour la vitesse, l’écart de contraste, la sensibilité et la latitude de pose
  • Une échelle logarithmique de 2 pour le diaphragme
  • Une échelle de 1  pour les Il, EV et Dynamic range
  • etc.

Cela est un peu compliqué et pour comprendre la relation qui existe entre chacun de ces dispositifs, dressons un tableau :

Tableau d’équivalence.

Ce tableau à pour seul but de démontrer qu’entre deux paliers (par exemple entre 2 et 3) il y a toujours 100 % de lumière en plus. Ceci est valable pour toutes les fonctions de ce tableau.
Double cliquez pour agrandir l’image

Voici la signification de chaque élément :

  • Écart de contraste : c’est la différence entre les hautes et basses lumière d’un sujet.
  • F/ correspond au diaphragme, c’est l’ouverture de l’objectif. Il permet de régler la quantité de lumière
  • Vitesse correspond au temps de pose en seconde. lui aussi permet de régler la quantité de lumière
  • Iso définit la sensibilité du capteur ou du film argentique. Plus le sensibilité est élevée moins il faut de lumière
  • Din définit aussi la sensibilité mais uniquement pour le film argentique
  • IL est l’indice de lumination. La valeur 1 correspond à un palier (voir schéma) Cet indice sert à calculer la capacité d’un matériel à reproduire un contraste
  • EV est la traduction anglaise de IL
  • Dynamic range : c’est la même chose que IL mais appliqué au capteur numérique
  • Latitude de pose est la capacité d’une émulsion argentique d’accepter un niveau de contraste

L’indice de lumination

Compte tenu de la difficulté d’établir une correspondance entre tous ces éléments, il a été crée l’Indice de Lumination EV (ou IL).
C’est est un outil très utile pour mesurer par exemple les écarts de lumière d’un sujet et les comparer aux capacités techniques d’un capteur .

La progression de cet indice se fait sur une échelle de 1 : 1, 2, 3, 4, etc.
Chaque palier de l’échelle correspond à 100% de lumière en plus.  Par exemple la différence entre 1/30ème F/8 et 1/500 F/16 est de 5 EV

(détail du calcul : [1/30 – 1/60 – 1/125 – 1/500 = 3 intervalles = 3 EV ] + [ F/8 – F/11 – F/16 = 2 EV ] )

Capacité techniques des capteurs

Prenons par exemple, un contraste extrême où les hautes lumières sont 1000 fois plus lumineuses que les ombres soit un contraste de 1000 : 1. Cette valeur équivaut à 10 EV

(détail du calcul : 1-2-4-8-16-32-64-128-256-512-1024 = 10 intervalles = 10 EV)

Les appareils reflex hauts de gamme ou professionnels ont des capteurs dont l’indice EV est supérieur à 12 et même 14 pour le Nikon D5600. Ils sont donc tout fait capable de reproduire ces grands contrastes.
Les anciens modèles comme le Nikon D70, sorti en 2004 ont des EV de 10 et sont donc un peu limité

Pour les bas de gamme, il n’ y a pas d’information, mais les valeurs EV doivent être beaucoup plus faible. Cela veut dire que certaines vues très contrastées seront mal reproduites. Dans ce cas, le réglage de l’exposition doit être très précis et le système de mesure Spot sera privilégié (voir § niveau 1 débutant )

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Niveau 4 : Professionnel
Développement NB et post production Numérique.

Argentique Noir et Blanc

En photo noir et blanc, le révélateur joue un grand rôle dans la reproduction d’un contraste. Il influence le résultat final. Il est possible, en agissant sur certains paramètres, de diminuer ou d’augmenter le contraste.

On distingue les paramètres suivants :

  • Caractéristique de l’émulsion : Les films de faible sensibilité sont plus contrastés que les films rapides.
  • Le révélateur : La formule de révélateur utilisée, la température de développement, l’agitation, l’usure du bain modifient le contraste.
  • Le contraste du sujet : dans l’absolu, il faudrait développer plus longtemps les films ayant enregistré un grand contraste et moins longtemps pour les faibles contrastes. En pratique, on est obligé d’adopter un temps moyen.
  • L’émulsion positive utilisée pour le tirage : Les papier disposent de 4 à 6 gradations de contraste différents. (papier extra doux, doux, spécial,, normal, dur, extra dur). Quel que soit le contraste du sujet, Il sera toujours possible de trouver un papier bien adapté.

On le voit, le travail en laboratoire permet de maitriser complètement l’exposition et le contraste du sujet.

Le fichier Raw

Utiliser le fichier RAW, c’est aussi maîtriser complètement l’exposition et le contraste du sujet comme dans le développement Noir et Blanc. On a même l’habitude de dire que la post production Raw, c’est la phase de développement du fichier numérique.

l’utilisation du Jpeg est comparable au film diapositive développement compris. L’appareil photo convertit (développe) immédiatement le fichier en Jpeg et supprime le fichier brut. Dès lors, il n’est plus possible d’intervenir sur l’exposition ou le contraste sans détériorer le fichier.

Le professionnel se doit de travailler en Raw afin de contrôler sa chaîne de production. Personnellement, je règle mon appareil en RAW + Jpeg, ce qui me permet d’avoir un Jpeg, immédiatement exploitable et un Raw pour la post production.

Modification de l’histogramme d’un fichier Raw avec Lightroom

Double cliquez pour agrandir l’image

On voit ici le travail qui a été fait, le résultat de la prise de vue étant à gauche. Sur la vue de droite, l’histogramme a été élargi pour arriver au bord du cadre, ce qui a eu pour effet d’optimiser le contraste. Ensuite le centre de la courbe été déplacé vers la gauche, la photo est devenu plus dense.
La gestion de l’exposition et du contraste se fait donc directement sur l’histogramme. Nous sommes encore dans la phase de prise de vue, la photo devenant définitive qu’une fois convertie en Jpeg.

La chaîne de production est donc complètement maîtrisée comme en Noir et Blanc.

Un des meilleurs logiciels pour faire ce travail est Lightroom d’Adobe, une application très rapide conçu pour le catalogage et la post production. 
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Jean-Claude ROMON

(respectez les droits d’auteur)
Copyright février 2017 –Copie des textes et des images est interdit sans l’autorisation de l’auteur.
Sources :
Toutes les photos ont été réalisées par JC ROMON
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Réussir ses photos de paysage

Cet article a été écrit pour 4 niveaux de compétence :
Niveau 1 – Débutant : Un souvenir que vous souhaitez garder.
Niveau 2 – Confirmé : Les réglages techniques et la mise en valeur du site
Niveau 3 Expert : La préparation et la post production
Niveau 4 Pro : les lignes de force

Introduction

Faire une prise de vue de paysage n’est pas toujours une chose simple, contrairement à une scène de vie où l’action se suffit en elle même pour rendre la photo dynamique.
Un paysage, élément statique par nature, nécessite d’être mis en valeur par un bon axe de prise de vue et une bonne lumière. Deux contraintes qui obligeront le photographe à prendre un peu de temps pour réfléchir à la manière dont il va réaliser sa photo.

Vitesse et précipitation ne font pas bon ménage avec ce type d’exercice. L’exemple le plus courant : au détour d’une route de campagne vous découvrez un magnifique panorama et vous céder à la tentation de vous arrêter pour faire « une très belle photo…. très vite ». Au final, c’est la déception. C’est une situation qui m’est arrivé maintes fois et j’ai rassemblé ici quelques exemples pour montrer ce qu’il ne faut pas faire.

Les grandes erreurs :

La difficulté majeure est de transcrire l’immensité d’un panorama

Ces photos ont toutes un même défaut. On ne sait pas où regarder car ce sont des seconds plans. Il manque tout simplement le sujet principal. La difficulté majeure est de transcrire l’immensité d’un panorama, la principale erreur étant de vouloir enregistrer tout ce que l’on voit. Mais, plus c’est grand, plus c’est loin, plus c’est difficile. Les détails sont trop petits, la brume altère la netteté générale de l’image. Cela ne reflète plus la réalité. La toute première règle est donc de prendre un peu de temps


Niveau 1 : Débutant – un souvenir que vous souhaitez garder

Le souvenir est souvent la première raison d’une photo de paysage. On vient de voir la difficulté de le réussir, Il est donc nécessaire de respecter une règle très simple : la règle des tiers.
Voici le schéma d’une photo, très facile à faire, qui mettra en valeur votre paysage.

La règle des tiers, une solution simple
cliquez sur l’image pour l’agrandir

Il faut diviser virtuellement votre scène en tiers, comme cela est présenté dans le schéma ci-contre.
Les lignes horizontales vont permettre de placer la ligne d’horizon. Si le ciel (1) présente un réel intérêt, vous placerez l’horizon sur la ligne du bas .Si c’est le contraire (2 et 3), vous le placerez sur la ligne du haut.
Les lignes verticales permettent de positionner le sujet (4).
Enfin les intersections constituent les points forts. Ce sont des emplacements fondamentaux pour placer un élément du panorama, ici par exemple un bateau.

Si vous avez le choix, mieux vaut placer le sujet à gauche. La dynamique de l’image sera plus importante grâce au sens du regard qui se porte en premier lieu sur la gauche de la photo, puis redescend vers la droite.

Voici quelques conseils :
– Tout d’abord sur le plan technique, laissez l’appareil en tout automatique, il se débrouillera très bien tout seul. Concentrez-vous uniquement sur le cadrage.
– Essayez de trouver un premier plan de qualité, ca peut être un groupe d’arbres, des fleurs, de la verdure, une rivière, une route, etc.
– Si vous ne trouvez rien, comme il vous faut absolument un premier plan, prenez des personnages, votre famille, un animal, etc
– Placez les de manière à ce qu’ils regardent le paysage en question, jamais vers vous  car vous changeriez la destination de la photo. Ce ne sera plus une photo de paysage.
– Dernier point : l’espace qui se trouve devant le personnage doit toujours être beaucoup plus grand que celui qui se trouve derrière lui.

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 Niveau 2 : Confirmé – les réglages techniques et la mise en valeur du site.

Les réglages de l’appareil photo.
Rien de bien compliqué, il faut juste être attentif à certains points :
– En priorité, vérifiez la norme Iso afin de ne pas utiliser une valeur trop importante. Cela générera un bruit très néfaste aux détails de l’arrière plan. Le mieux est d’utiliser la valeur la plus faible.
– Prenez l’option, priorité diaphragme, afin de pouvoir le régler entre f/8 et f/11. Si vous le fermez complètement, vous risquez de perdre également en définition.
– Puis réglez la distance. Coupez l’autofocus et placez le curseur entre 6 à 10 m (1). Le réglage sur l’infini vous fera perdre de la netteté pour le premier plan.
– Enfin la vitesse peut améliorer votre prise vue, tout dépendra de la luminosité dont vous disposez. Une vitesse très élevée débouchera un peu vos ombres. Le 125ème reste tout de même un bon réglage. Pour plus d’information voir mon post sur le temps de pose.

(1) Une valeur d’ouverture entre f/8 et f/11 vous permet d’être net de 6 m à l’infini.C’est la méthode de l’hyperfocale qui sera expliquée dans un prochain article.

La mise en valeur du site
La mise en valeur d’un paysage passe par le bon équilibre entre l’axe de prise de vue et la lumière. Pour l’obtenir, il ne faut pas hésiter à se déplacer de plusieurs centaines de mètres afin de trouver le bon emplacement.
Ensuite, en fonction des conditions de prise de vue, vous choisirez ensuite les lignes directrices de votre photo parmi, le premier plan, la lumière, l’originalité, les événements climatiques, etc.
Quelques lignes directrices donneront de la simplicité à votre photo, mais un excès produira l’effet contraire. Il faut donc apprendre à éliminer tout ce qui n’est pas nécessaire tout. Trop de détails, de lignes divergentes, de masses, nuiront à votre composition.

Votre zoom vous aidera à supprimer les éléments qui ne sont pas en adéquation avec le thème choisi. Recherchez la simplicité.

Les premiers et seconds plans :
Avec un premier plan, il est préférable que la lumière vienne de coté. Si vous êtes protégé par un arbre, la lumière peut aussi venir de face. les feuilles seront alors en contre jour. Il faut juste éviter d’avoir le soleil dans le dos, le résultat manquerait de contraste. Les exemples ci dessous sont basés sur une composition avec des premiers et seconds plans.

Exemples de photos avec des premiers et seconds plans

Quelques commentaires des photos ci-dessus :

  • Photo de gauche : Ici nous avons les fleurs en premier plan, l’arbre en second plan et le glacier en fond. Pour revenir à ce qui a été dit plus haut, on voit que le glacier ne permet pas à lui seul de réaliser une bonne photo. le soleil n’étant pas de la partie, il y a trop de brume, . Il faut donc rester éloigné pou intégrer le glacier dans l’environnement. Les fleurs donnent de la luminosité mais elles devraient occuper plus d’espace sur la photo.
  • Photo centre haut : Regardez bien les ombres des arbres qui sont sur le deuxième plan. Le soleil est de face. Cela crée une ligne horizontale qui donne toute la profondeur de la photo.
  • Photo centre bas : Ici le soleil est bas et vient du coté gauche. les ombres de la barrière crée le contraste et dynamise l’image
  • Photo de gauche : Ce n’est pas une bonne prise de vue. La route et la branche du bas sont de trop. Faire une photo de paysage c’est aussi supprimer des éléments.

Originalité avec une prise de vue derrière une cascade

Essayez l’originalité.

L’originalité vient souvent d’un angle inhabituel. Saisissez les opportunités qui se présentent. Ici je n’ai pas hésité à me placer derrière une cascade pour réaliser cette photo. Ensuite pour obtenir une vue correcte, j’ai fait un nombre important de photos avec le moteur. C’était la condition pour avoir une vue avec un bon équilibre entre la cascade et le panorama.

 

L’heure est un élément fondamental

L’heure de prise de vue et la lumière

Ici, l’heure de prise de vue conditionne la qualité de la lumière.C’est un élément très important, et même fondamental.

La photo a été prise à 8 heures du matin**, la condition pour avoir cette belle lumière qui de ce fait devient le sujet principal de la photo.

**Cette photo a été prise en Norvège en juin, une période où le soleil se lève vers 3h30. En France c’est vers 10h -11h que l’on aura une des plus belle lumière.

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Niveau 3 : Expert – la préparation et la post production

Faire une prise de vue de paysage avec une composition réussie et une très belle esthétique demande aussi une importante préparation comme par exemple, visiter au préalable les lieux et étudier les diverses positions du soleil. Il faut aussi vérifier les activités du site pour savoir si elles peuvent être inclues ou non dans la photo. Dans ce travail, Google Maps peut vous aider.

Google Maps : un très bon outil pour préparer sa prise de vue.

Cette photo a été prise un 19 juillet, au Camping Offersøy situé à 8 km au nord de Tjøtta, en Norvège. Il était difficile de faire une pré visite et Google Maps m’a permit de préparer une prise de vue. Par rapport à la position du soleil qui se couche à 22h, J’ai pu repérer un angle de vue et calculer les différentes distances: 900m entre le camping et l’emplacement choisi et 3,5 km entre ce dernier et la montagne d’en face.
Ensuite et compte tenu du temps qu’il a fait, j’ai du choisir les lignes directrices les plus pertinentes ; la perspective, le contraste, la lumière rasante, la composition géométrique, la brume, l’opposition ombre et lumière, la symétrie, etc.

Sur ce dernier point, une fois les grandes règles acquises, il suffit de suivre son intuition.


Quelques commentaires des photos ci-dessus :

  • Photo de gauche; Ici l’axe de la prise vue et la position du soleil sont les deux éléments fondamentaux car ils donnent le relief des vagues qui constituent le premier plan. La préparation m’a permit de voir que tous les jours, à la même heure, un pécheur rentrait chez lui. Il m’a suffit d’attendre le lendemain pour faire la photo.
  • Photo du centre : La photo est assez simple à faire, mais il faut bien choisir l’heure de prise de vue afin d’avoir à la fois le reflet des lumières et les détails dans l’eau et le ciel.
  • Photo de droite : Ici c’est la symétrie qui est mise en avant en plaçant l’horizon au centre de la photo. C’était la seule ligne directrice possible du fait de l’heure tardive.

Les événements climatiques

Pour ces trois photos, au contraire, il n’y a eu aucune préparation mais juste un événement climatique à saisir.
Une situation qui dure à peine quelques instants et qu’il faut exploiter très rapidement
.

  • La photo de gauche est un exemple d’un événement climatique à saisir.
  • Celle qui est en bas à droite n’est pas particulièrement réussie. il manque un ligne directrice ou un premier plan. J’aurais peut-être du attendre que les terres qui sont en second plan soient mieux éclairés par le soleil.
  • Enfin celle qui est en haut à droite a bénéficié d’un traitement post production avec Photoshop. J’ai effectué un cadrage puis j’ai éclairci les nuages et la partie ensoleillée. Cela a sauvé une photo qui, départ, était très sombre.
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Niveau 4 : Pro – les lignes de force.

La plupart des explications que l’on trouve sur les lignes de forces ne parle que de la règle des tiers. Certes, c’est un point important et j’en en parle dès le début de l’article mais les lignes de forces ne se résument pas à cela.. Une ligne de force structure et dynamisme la photo. Elles dirigent l’organisation de l’espace photographié. Les axes sont réellement existant comme une ligne d’horizon, la limite d’un champ ou d’un bosquet, une route, une rivière, le bord d’un lac, etc. Ces lignes peuvent s’organiser de diverses façon : pyramide, lignes horizontales, verticales ou obliques, vide et plein. Elles ont toutes une signification :

  1. Les lignes verticales suggèrent la force et renforcent l’aspect imposant de l’objet, puisqu’elles guident le regard vers le haut.
  2. Les lignes horizontales donnent à l’image un aspect relativement paisible.
  3. Les diagonales donnent beaucoup d’impact à une image  car elles renforcent l’impression de profondeur. De plus, elles créent un effet de mouvement. c’est une des lignes les plus utilisée en photographie.
  4. Une diagonale descendante de gauche à droite est très puissante puisque qu’elle correspond à l’ordre dans lequel nous percevons les éléments d’une image. Elle suggère la vitesse, parfois même l’agressivité. Afin de freiner la trajectoire du regard et éviter qu’il ne s’évade en dehors du cadre, il est judicieux de placer des éléments horizontaux ou verticaux qui couperont la diagonale.
  5. Une diagonale ascendante est plus équilibrée et harmonieuse.
  6. Les courbes horizontales suggèrent la douceur, le calme, par exemple une route sinueuse prenant la forme d’un S.

Reprenons quelques photos présentées dans l’article et plaçons les lignes de force :

  • Photo 1 : La diagonale descendante est placée dans le sens du regard (de gauche à droite). C’est elle qui donne le dynamisme et la beauté de cette photo.
  • Photo 2 : La ligne horizontale donne un aspect de calme en totale opposition avec les deux diagonales qui donnent une grande énergie à l’image.
  • Photo 3 : Toutes les lignes sont horizontales. Cela donne un aspect réellement paisible.
  • Photo 4 : La diagonale formée par le champ arrive au bas du glacier et le met en valeur. Malgré le fait qu’il occupe peu de place sur la photo, le regard se porte automatiquement sur lui.

Jean-Claude ROMON

(respectez les droits d’auteur)
Copyright janvier 2017 –Copie des textes et des images est interdit sans l’autorisation de l’auteur.
Sources :
Toutes les photos ont été réalisées par JC ROMON
Les dessins ont été réalisés d’après des photos de Pixabay.fr
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Rotation des images : Pourquoi cela ne fonctionne pas
toujours ?

Cet article a été écrit pour 4 niveaux de compétence :
Débutant : L’histoire du tag
Confirmé : comprendre les divers paramètres
Expert : lire la norme Exif
Pro :gestion  des images avec le fichier Raw.

Introduction

Vous rencontrez des problèmes avec le sens d’affichage de certaines photos. Par exemple, des portraits que vous avez pris dans le sens vertical  s’affichent en horizontal sur certains écrans et pas sur d’autres. Paradoxalement ce problème est survenu avec Windows 10 qui a voulu simplifier l’affichage des photos pour le grand public.

Mais cette technique n’est pas utilisée par tous les systèmes, les sites internet, les télévisions, certains logiciels et Windows 7 n’en font pas partie, ce qui crée beaucoup d’incompréhension.

Voici un exemple des problèmes rencontrés
1-Prise de vue en vertical
2- Affichage correct sur Windows 8 et 10
3 à 5 – Affichage horizontal sur Photoshop 6.0, Windows 7 et une interface web

Pour faire simple, certains matériels utilisent le « tag d’orientation » et d’autres non. Ce tag, inscrit dans la photo, donne la position de l’appareil photo de 4 manières :

  1. Normal : l’appareil est en position horizontale.
  2. Rotation de 90 degrés : correspond à vertical, vers la droite.
  3. Rotation à 180 degrés : ici, l’appareil est à l’envers.
  4. Rotation à 270 degrés : ici sa position est verticale vers la gauche.

Si pour les appareils photo la position « normal » signifie une position horizontale, il n’en n’est pas de même pour les téléphones et certains fabricants considèrent que la position normale est verticale. D’autres ne se servent pas du tout de cette technologie et considère comme « Normal » toutes les positions de l’appareil.
Avec un tag, une photo sera toujours stockée dans le sens « Normal » c’est à dire soit horizontale soit verticale (en fonction du fabricant). Ce sont les logiciels de nouvelle génération, (comme Windows 8 et 10) qui effectueront la rotation moment de l’affichage. On comprend alors que les logiciels qui n’exploitent pas cette nouvelle fonction , présenteront cette photo dans le mauvais sens. On comprend aussi qu’il est très difficile de savoir comment une image va être gérée. Tout cela crée une véritable confusion.

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Niveau 1 : Débutant – L’histoire du tag.

Sans rentrer immédiatement dans les détails techniques, si vous êtes confronté à ce type problème, vous avez deux méthodes simples pour le résoudre :

1ère solution :
Vous voulez régler ce problème définitivement et pour toutes vos photos. Vous pouvez désactiver la fonction « Rotation auto » dans le menu de l’appareil photo. De cette manière, toutes les photos seront affichées en horizontal et vous pourrez les mettre dans le bon sens avec l’application « Visionneuse Windows ». C’est une manipulation très rapide qui rend définitive le sens de l’image. N’utilisez jamais le clic doit de la souris, car cette fonction ne règle pas le problème. Malheureusement cette possibilité n’existe pas sous Androîd.

2ème solution :
Pour seulement quelques prises de vue, ouvrez les images dans n’importe quelle application photo, si nécessaire, mettez les dans la bonne position puis ré-enregistrez les avec la fonction « Enregistrer sous ».

Ces deux solutions sont très utiles si vous devez transmettre des photos à une autre personne ou à des sites web. Il n’y aura plus de problème d’affichage.

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 Niveau 2 : Confirmé – comprendre les divers paramètres.

Les logiciels ont donc deux processus pour gérer la rotation :

  • Le premier peut être qualifié de « Virtuel » avec un tag d’orientation.
  • Le second que l’on peut appeler « Physique » sans tag d’orientation.

C’est l’appareil de prise de vue (APN, téléphone, tablette) qui va écrire ou non le tag d’orientation dans le fichier Exif. Mais cette information n’apparaît pas sur les logiciels. Par exemple sur Windows 10, dans les propriétés du fichier, on trouve les informations Exif mais sans le tag d’orientation. Même un logiciel haut de gamme comme Lightroom ne donne pas cette information. La seule solution est de vérifier le statut de la photo via l’Explorateur de Windows.

 L’explorateur Windows permet d’identifier si une photo possède un tag d’orientation ou non
1- Prendre l’option « Détails »
2- Dans la barre des menus, faire un clic droit et activer la fonction « Orientation »
3- Les tag s’affichent avec l’appellation « Pivoter de …. »

Cette fonction permet d’identifier les photos qui ont le tag « Pivoter à x degrés » et qui risque de s’afficher avec une mauvaise orientation. Il suffit alors de les ouvrir avec une application comme Paint puis de les ré-enregistrer. Cette procédure permet de modifier le tag en « Normale. De cette manière, on est sûr que cette photo sera toujours affichée dans le bon sens.

Voici une liste d’interface compatible ou non avec le tag d’orientation :

  • Les appareils photo : inscrivent un tag.
  • Windows 8 et 10 : lit le tag.
  • Windows 7 : ne lit pas le tag.
  • Téléphones : certains inscrivent un tag, d’autres non.
  • Lightroom : lit le tag.
  • Facebook : lit le tag.
  • Paint 4.5 : lit le tag.
  • Télévision : souvent ne lit pas le tag.
  • Blog – site internet : ne lit pas le tag.
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Niveau 3 : Expert – lire la norme Exif.

La principale raison de l’existence de ce tag d’orientation est la perte qualité générée par la rotation d’une image au format Jpeg. Le tag permet une rotation virtuelle, le fichier n’est donc jamais modifié. Ils sont copiés dans le fichier Exif de l’image et sont codés de plusieurs manières :  soit un chiffre, soit un terme anglais ou une traduction française.

Vous trouverez ci-dessous la correspondance de ces valeurs avec l’affichage de l’image.

Voici la signification des diverses valeurs d’orientation que l’on trouve dans la norme Exif.

Position appareilCode chiffreTermes anglaisTerme français
Position normale 1 Top left side haut gauche
Rotation droite 6 Right side top droite haut
Envers 3 Bottom right side bas droite
Roation gauche 8 Left side bottom gauche bas

Il existe beaucoup d’applications* qui permettent de lire les Exifs, de les supprimer, de les modifier ou d’intervenir à la volée sur la valeur de rotation. Personnellement, je ne suis pas très « fan » de ces solutions en raison des problèmes de sécurité qu’elles posent. Je préfère de loin une approche professionnelle comme celle décrite ci-dessous.

  • Exif reader, Ifrfanview, Exif viewer, Iview, Exifdelette, etc.
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Niveau 4 : gestion des images avec le fichier Raw.

Comme on l’a vu, le tag d’orientation a été créé pour simplifier l’affichage des images du grand public et pose beaucoup de problèmes, notamment pour un professionnel qui doit gérer un nombre considérable de fichiers. Le tag concerne essentiellement les images Jpeg éviter la perte de qualité.

Concernant le professionnel, celui-ci a plusieurs contraintes à gérer :

  1. Il doit éviter de passer trop de temps dans la gestion de ses images.
  2. Il doit être sûr que les fichiers qu’il remet à ses clients s’afficheront correctement sur toutes les plateformes, même les plus anciennes.
  3. Il doit absolument éviter une dégradation de ses images (exemple avec la rotation).

Toutes ces raisons font qu’une des meilleures solutions reste l’utilisation du fichier Raw couplé à un logiciel comme Lightroom. Hormis tous les outils de catalogage que possède cette application, ce dernier propose, à travers son module d’exportation, d’un traitement par lots des fichiers intégrant la gestion des métadonnées.

Gestion des tags d’orientation par Lightroom

Cela permet une bonne productivité et de régler totalement ces problèmes de rotation, comme on le voit sur le schéma ci-dessus

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Jean Claude ROMON

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Comment numériser des négatifs Noir et Blanc avec une tablette

Cet article a été écrit pour 4 niveaux de compétence :
– Débutants : une méthode simple issue des essais qui ont été faits
– Confirmés : un historique des tests et la procédure complète
– Experts : un décryptage des éléments techniques
– Pro : le pouvoir résolvant, le pouvoir séparateur et la résolution

Introduction

Comme moi, vous détenez de vieux négatifs noir et blanc et vous aimeriez que ces vieux souvenirs soient sur votre disque dur plutôt que dans une boite à chaussures. Partant du constat que, mise à part les films 135, il n’y a pratiquement aucune solution pour numériser soi-même ces négatifs, il m’est venu une idée simple : une tablette peut-elle transformer un simple scanner à plat en scanner négatif ?

L’idée est intéressante et la procédure serait assez simple: utiliser une tablette comme boite à lumière pour éclairer le négatif durant le scan. En m’appuyant sur les techniques de reproduction utilisées en laboratoire, j’effectue les premiers tests. Ils montrent que cette solution est viable. Il y a juste quelques points techniques à régler : la luminosité de la tablette, le temps de pose, le contraste et la lumière parasite.

Résultats
Au final, les résultats sont intéressants. La qualité est fonction de la taille et de la définition du négatif, on obtiens:

  • Pour un plan film professionnel, une très bonne qualité.
  • Pour les moyens formats (4,5 x 6 à 6 x 9), une bonne qualité.
  • Pour les plaques en verre : résultat correct compte tenu de l’original.
  • Pour les 135 : très variable selon la qualité du film (de meilleurs résultats devraient être obtenu avec un scanner dédié au 135).
  • Pour les 126 : une qualité très moyenne, mais existe-t-il une autre solution ?

Pour des raisons techniques, les négatifs couleurs et diapositives sont exclues de cette procédure . Cependant, il est possible de scanner des négatifs couleurs en noir et blanc .

Matériel
Voici la liste du matériel que j’ai utilisé  :

  • Divers négatifs : 126, 135, 120, plaques de verre et plan film pro.
  • Un scanner d’entrée de gamme : Epson XP 302  (les résultats seraient bien meilleurs avec un modèle plus performant).
  • Une Tablette avec un écran HD: Asus ME302C.
  • Un logiciel de retouche : Photoshop 6.0.
  • De l’adhésif repositionnable.

Niveau 1 : Débutants
(une procédure simple).

Cet article est plutôt destiné aux personnes ayant une certaine expérience. Toutefois, j’ai rédigé une procédure simple à l’intention des débutants. Vous la trouverez ici.

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 Niveau 2 : Confirmé
(historique des recherches)

Historique des recherches

Pour informations, voici un petit mémo des tests que j’ai effectué:

  1. Ils commencent avec le négatif  maintenu sur la tablette avec l’adhésif puis en scannant le tout : la lumière parasite rend le résultat catastrophique.
  2. Je crée alors sous Photoshop, un masque au format du négatif (fig – 1) pour cacher cette lumière. Un fois transféré et affiché sur la tablette, je l’ajuste  au négatif

    Fig -1

    Je scanne le tout. Le problème est réglé mais la luminosité de la tablette est trop importante. La courbe des niveaux est hors cadre. Baisse la luminosité de la tablette amène une trame.

  3. Je modifie le masque en placant dans la fenêtre un gris d’une valeur BVR* de 200 (*BVR = Bleu – Vert- Rouge). Le résultat s’améliore, mais le gris n’est pas assez dense. La bonne valeur sera 155 avec une luminosité de la tablette  à 50 %. Mais la trame est toujours là.
  4.  Je dois donc surélever la tablette. Le négatif sera donc posé sur la vitre de scanner, avec un masque de papier noir. A l’aide de 2  baguettes en bois je surélève la tablette de 2 cm. C’est déjà beaucoup mieux.
  5. La courbe des niveaux améliore le résultat.(voir plus bas)
    La qualité est au rendez vous.

Productivité
Pour avoir passé beaucoup de temps dans l’univers « photo 1h », la notion de productivité est un point important pour moi. Cette méthode est trop longue, notamment à cause du placement du masque pour la lumière parasite.

fig-2 – Scan d’un négatif avec une tablette munie d’un gris neutre de 155 . Elle est surélevée de 2 cm sans aucun masque. Durant le scan, on voit que le négatif est éclairé par la tablette .

A la réflexion,  je me dis que que le filtre gris doit limiter ce problème de lumière parasite. Je refais un nouveau test, avec uniquement le négatif posé sur la vitre (2). C’est la solution et c’est beaucoup plus rapide !

Procédure :
Voici donc résumé la méthode :

  • Créez, avec votre logiciel de retouche, un fond gris avec une valeur de 155 ou téléchargez le ici.
  • Transférez-le sur la tablette et affichez-le à l’écran.
  • Réglez la veille de l’écran à 30 minutes afin que celui-ci ne s’éteigne pas durant le scan.
  • Placez le négatif sur le scanner, coté mat sur la vitre (attention, il doit être bien plat, au besoin utilisez un adhésif repositionnable).
  • Posez la tablette sur le scanner en la surélevant de 2 cm.
  • Faites un scan « Apercu ».
  • Faites une sélection de la zone à scanner.
  • Réglez le scanner à 1200 dpi et 8 bits.
  • Réglez les niveaux : les noirs doivent être gris.
  • Effectuez le scan
  • Sur votre logiciel de retouche, passez en négatif, et ajustez le contraste et remettre le négatif à l’endroit.*

*L’émulsion du négatif (donc l’image) se trouve coté mat. Si vous mettez le négatif sur la vitre du scanner coté brillant, vous risquez de perdre en définition. Mais lorsque l’image arrive dans votre logiciel de retouche, elle est à l’envers

Voir des copies d’écran avec des explications plus précises ici

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Niveau 3 : Expert
(réglage optimum du scanner)

Le gris neutre

Gris neutre

Le gris neutre placé sur la tablette agit en quelque sorte comme le filtre multigrade d’un agrandisseur noir et blanc. Un filtre multigrade correspond à un niveau de contraste du négatif, ce qui évite d’utiliser les papiers de différentes gradations . Ici, le principe est le même. Pour obtenir une qualité professionnelle, on doit appliquer à chaque négatif son gris neutre. Il est donc nécessaire d’en créer une série et de les placer dans le même dossier de la tablette. Ensuite, on sélectionne, sur la tablette, le bon gris pour le bon négatif. La procédure semble longue mais elle deviendra rapide avec l’habitude. (comme le faisait un laborantin en choisissant le papier correspondant au contraste du négatif )

Réglage du pilote du scanner

Cliquez pour agrandir l’image et voir le détail des règlages

  • Pour gagner en temps de scan et en poids de fichier, inutile de scanner en 24 bits, 8 bits suffisent (1)
  • La résolution (2) doit être réglée au maximum des possibilités du scanner sans toutefois utiliser les niveaux interpolés. Voir les données du fabricant.
  •  La gestion des niveaux (3) est fondamentale pour l’obtention d’une bonne qualité. Il faut absolument positionner la valeur du noir (4) au minimum. Les noirs profonds n’existent pas sur un négatif NB. (sauf sur les films au trait). Le curseur du blanc (6) peut rester au minimum. Le curseur (5) des valeurs moyennes doit être placé de telle manière que le négatif soit le moins dense possible, tout en conservant tous ses détails.

Voir des copies d’écran avec des explications plus précises ici

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Niveau 4 : Pro
(compléments techniques sur la netteté des images)

Dans une numérisation, la définition de l’image finale est variable et dépend de 3 facteurs.

1. Le pouvoir résolvant du film argentique scanné (en savoir plus) 
2. Le pouvoir séparateur de l’objectif qui a effectué la prise du vue  (en savoir plus) 
3. La résolution du scanner

Ces 3 termes techniques définissent la netteté de l’image exprimée en:
– Nombre de lignes par mm (point 1 et 2 ci-dessus)
– Nombre de points par Inch, (point 3 ci-dessus)
ce qui, en réalité, est identique.

Pouvoir résolvant
Dans la pratique il est difficile de connaitre le pouvoir résolvant (ligne/mm) d’une émulsion argentique. Les fabricants ne communiquent pas beaucoup sur le sujet. On sait seulement qu’ une émulsion de 400 Asa a un pouvoir résolvant plus faible d’environ  30% qu’une de 100 Asa. De plus, les clichés sous exposés ou sur exposés le diminuent aussi. Ce qui est logique puisque dans ces deux cas, voir une ligne est plus difficile.

Pouvoir séparateur
Ici aussi il est difficile (en argentique) d’isoler le pouvoir séparateur d’une optique car la mesure se fait automatiquement avec un film qui a lui-même un pouvoir résolvant. Deux facteurs entre en ligne de compte:

  • Entre une optique bas de gamme et  haut de gamme, l’écart peut être de 2 ou 3.
  • L’ouverture du  diaphragme : plus celle-ci est grande, plus le pouvoir séparateur est important.

Ce que l’on sait :

1. Une émulsion 100 Asa avec une optique haut de gamme donne 105 lignes / mm
2. Une émulsion 400 asa avec une optique haut de gamme donne 79 lignes / mm
3. Une émulsion 100 Asa avec une optique bas de gamme donne 65 lignes / mm
4. Une émulsion 400 asa avec une optique bas de gamme donne 40 lignes / mm

On peut imaginer que les petits appareils amateur auront des valeurs encore plus faibles.

La résolution
Ici l’information est plus simple à obtenir car elle est donnée par le constructeur. Le scanner que j’ai utilisé à une résolution de 1200 Dpi mais les haut de gamme peuvent monté jusqu’à 6400 Dpi. (Attention de ne prendre en compte que la résolution réelle et non celle interpolée qui n’est qu’un simple calcul mathématique.)

Si l’on fait la conversion en mm, on obtient :

  1. 1200 dpi = 47 points par mm ( 1200 / 25,4 mm – 1 inch )
  2. 6400 dpi = 251 points par mm (6400 / 25,4 mm – 1 inch)

Conclusion :
Pour avoir une qualité optimum il est nécessaire d’avoir une chaine de numérisation homogène . Utiliser, par exemple, une résolution de 6400 Dpi pour  un film 135 / 400 Asa avec optique bas de gamme est sur-dimensionné. De même, un scan à 1200 dpi pour une émulsion de 100 Asa avec une optique haut gamme est sous-dimensionné.

Jean Claude ROMON

(respectez les droits d’auteur)
Copyright janvier 2017 –
Copie des textes et des images est interdit sans l’autorisation de l’auteur.

 

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Quelle vitesse doit-on utiliser ?



Débutant ConfirméExpertProfessionnel

Introduction / Définition

(1) Viseur appareil numérique

La vitesse détermine le rendu du mouvement. Elle doit, soit figer l’action, soit donner l’impression de mouvement.

Elle fait partie d’un des trois critères qui permettent d’exposer* correctement une photo. Ces trois critères sont : la vitesse, l’ouverture (ou le diaphragme), la norme ISO.
La vitesse s’échelonne de plusieurs secondes au 1/2000ème pour les appareils argentiques et 1/4000ème ou plus, pour les appareils numériques haut de gamme.
Le nombre de réglages possibles étant très importants, les erreurs sont fréquentes et ont pour conséquence des photos « bougées ».
Note : * Exposer correctement une photo, ce n’est pas avoir une photo trop claire ou trop sombre. C’est avoir une photo avec des détails dans les ombres et dans les hautes lumières.

Niveau 1 : Débutant – Appareils numériques.

(2) Sélecteur appareil photo

La principale règle est de choisir une vitesse adaptée à la photo que l’on prend.

Si l’appareil est entièrement automatique, vous devez être attentif à cette valeur.afin qu’elle corresponde aux indications ci-dessous. Deux fonctions sont à votre disposition pour maîtriser cette donnée : « M » et « Tv » (voir photo 2)

Règles à respecter :

  1. 1/250ème et plus : correspond à des photos dont le sujet en mouvement. Plus le mouvement est rapide plus la vitesse doit être élevée, pour arriver par exemple au 1/4000ème pour des courses de formule 1
  2.  Entre 1/90ème et 1/250ème : correspond à 90% des types de prise vue. Ce doit être votre vitesse par défaut.
  3. Entre 1/30ème et 1/90ème : correspond à des photos à main levé pour des sujets immobiles qui sont en faible lumière.
  4. Entre 1/15ème et 1/30ème : Idem que pour le point 3, mais vous devez stabiliser l’appareil soit en posant soit en vous appuyant contre un mur pour éviter de bouger (ce qui n’est pas facile)
  5. 1/15ème et moins : nécessite absolument un pied et un sujet immobile comme une nature morte ou un paysage de nuit.

Une vitesse trop haute ne posera jamais de problème sur le bougé d’un sujet. Ce n’est pas le cas d’une vitesse trop basse et dans ce cas, vous devez l’augmenter, de préférence ,en utilisant la sensibilité (fonction ISO) de votre appareil.

(3) Menu d’un Smartphone

Toutes ces informations sont aussi valables pour les smartphones. Il suffit d’activer la fonction « Manuel » dans le menu de l’application photo pour avoir accès au réglage des vitesses.
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Niveau 2 : Confirmé – appareils numériques et argentiques

Depuis très longtemps les appareils sont gérés par l’électronique. Cela permet l’affichage de n’importe quel temps d’exposition. Au départ, sur les appareils mécaniques (argentiques), les vitesses avaient une échelle de valeur de 2 : 1/8 – 1/15 – 1/30 – 1/60 – 1/125 – 1/250 – 1/500, etc… Cette méthode permettait d’avoir un écart entre 2 vitesses ou 2 diaphragmes rigoureusement identique. On pouvait alors facilement compenser une augmentation du temps de pose par une diminution du diaphragme. Cette possibilité n’existe presque plus en dehors des appareils haut de gamme. Mais nous ne devons jamais oublier que les valeurs de l’ouverture et de la norme ISO influencent directement une vitesse. Cela signifie qu’une vitesse qui est inutilement trop haute, vous empêchera d’avoir une meilleure profondeur de champs ou une meilleure qualité d’image via une valeur ISO basse.

(4) Sujet arrivant de face

Pour les prises de vue dont le sujet est en mouvement, il peut arriver que la lumière soit trop basse et que vous ne puissiez pas afficher une vitesse correcte , y compris en augmentant la norme ISO ou en diminuant l’ouverture. Dans ce cas, il vous reste la solution de prendre le sujet de face ou de 3/4, (Vue 4), ce qui diminue l’effet de vitesse. La situation où le sujet est perpendiculaire n’est absolument pas conseillée.

Lors d’une prise de vue au flash, la vitesse de l’appareil est souvent remplacée par la vitesse de l’éclair qui est supérieure au 1/1000ème de seconde. Le sujet sera toujours bien exposé, quelque soit la vitesse de l’appareil (hors reflex). Dans cette situation, si vous êtes à l’intérieur, baisser la vitesse vous permettra d’éclaircir les seconds plans qui ne sont pas éclairés par le flash. Le résultat est fonction du volume de la pièce. Par exemple, une église sera difficile à éclaircir.

(5) Problème de synchronisation

Pour les appareils 135, la technologie du l’obturateur (plan focal ou rideau) peut poser un problème car certaines vitesses rognent les vues .Il donc est nécessaire d’utiliser la vitesse de synchronisation préconisée par le constructeur. Dans l’inconnu, faites un test en réalisant une série de prises de vue avec différentes vitesses. Vous verrez immédiatement quelle valeur utiliser.

Beaucoup d’appareil vous proposent une pose B et parfois un pose T. Ces deux fonctions sont sensiblement identiques. Il n’y a que le mode opératoire qui change.

(6) Voici une vue que j’ai réalisé en 2011 avec un des premier reflex numérique, le Canon 350 D. L’appareil était fermement maintenu sur une balustrade.
Données techniques : 18mm – 1 sec à f:22 -Iso 100
Copyright JC-Romon

Pose B : L’obturateur s’ouvre à la première pression et se ferme dès que vous relevez votre doigt. Cette fonction sera utilisée pour des poses de quelques secondes par exemple pour un feu d’artifice (voir photo 6)
– Pose T : L’obturateur s’ouvre à la première pression et restera ouvert lorsque vous relèverez votre doigt. Seule un nouvelle pression refermera l’obturateur. Cette fonction sera utilisée pour des poses de plusieurs minutes à plusieurs heures. Photographier le déplacement des étoiles durant plusieurs heures, par nuit noire, est un exemple significatif.
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Niveau 3 : Expert – appareils numériques et argentiques

Pour les prises de vue au flash, si la valeur d’exposition, [ vitesse flash + ouverture] est égale à [ vitesse appareil + ouverture ], vous risquez de faire une photo dédoublée. La règle est d’avoir toujours un réglage de l’appareil en légère sous exposition par rapport à celle du flash.

(7) Effet de bougé sur un sujet arrivant de coté

Une bonne maîtrise de la vitesse d’exposition permet de réaliser des photos avec la technique du bougé. Cette technique permet de photographier un sujet en mouvement qui sera net avec un fond flou dont les effets accentuent la notion vitesse. Prenons un exemple avec une course de moto. La technique est de suivre, avec l’appareil, une moto qui arrive perpendiculairement, en utilisant une vitesse assez faible comme le 1/125 ou le 1/250. Afin que la moto ne soit pas floue, celle.ci doit se déplacer le moins possible dans votre cadre de visée. Le fond apparaîtra alors strié horizontalement comme sur la vue 7.

Pour des photos d’éclairs lors d’un orage, on utilisera la pose T. Il est nécessaire d’avoir une nuit noire. Le réglage vitesse / ouverture doit vous permettre de poser plusieurs minutes sans qu’une image apparaisse. Il suffit alors de placer l’appareil sur un pied, de déclencher l’exposition, d’attendre que l’éclair arrive puis de refermer l’obturateur.
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Niveau 4 : Approche professionnelle

Il est important pour un professionnel qui à pour mission de couvrir un événement sportif de préparer son matériel pour le mettre en adéquation avec le sujet qu’il va photographier.
Il doit avoir à l’esprit tout les éléments de la prise de vue et se poser plusieurs questions :

  • A quel distance sera-t-il du sujet ?
  • Quelle sera la vitesse de celui-ci ?
  • Quelle type d’objectif va-t-il utiliser (focale) ?
  • Quelle vitesse va-t-il utiliser ?

(8) Source Pixabay

Prenons un exemple et imaginons une course de chevaux dont les critères sont les suivants:

  1. Un cheval au galot à 45km /h qui se déplace perpendiculairement
  2. Une vitesse d’exposition de 1/50ème de seconde
  3. Une optique de 125 mm
  4. Une distance appareil sujet de 3 mètres

 

Durant 1/50ème de seconde, le cheval va parcourir 25 cm (45000 m /3600 secondes x 1/50 = 0.250 m).  Les conditions de prise de vue vont se calculer avec la formule suivante :

(9) Notre exemple : 0,250m x (0,125m / 3m) = 0,010m

Le cheval va donc parcourir 1 cm sur votre négatif ou votre capteur. Il est donc absolument impossible de réaliser une photo dans ces conditions.

Bien sûr, comme moi, vous n’utiliserez jamais cette formule. Mais elle a le mérite de mettre en lumière tous les points sur lequel nous pouvons agir pour optimiser le réglage d’une vitesse. (la distance sujet appareil,  la focale de l’objectif, l’angle de prise de vue, l’ouverture, et la norme ISO)

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Jean-Claude

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Sources : les photos 1, 2, 4, 5 ,7 et 8  sont libres de droit.  Ne les copiez pas, elle sont en basse résolution Téléchargez une version en haute définition sur le site Pixabay.com

 

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