Décryptage : les nouveaux Nikon b600 et a1000 

Compact b600 ou Bridge a1000 ?

Amsterdam, 17 janvier 2019 : Nikon présente deux nouveaux modèles destinés au grand public, le Compact b600* et le Bridge a1000.

Avec des prix respectifs de 359 € et de 449 €, ces deux appareils se situent en entrée de gamme et s’adressent plus particulièrement à toutes les personnes souhaitant photographier simplement ou sans trop de contraintes techniques.

Il faut noter qu’un bridge est un appareil compact auquel on a ajouté un viseur électronique, c’est ce qui constitue leur principale différence.

Lire le post : bien choisir un appareil numérique

Nikon compact b600 et bridge a1000

Les nouveaux Nikon compact b600 et bridge a1000

Coté look, les apparences sont un peu trompeuses :

  1. Le Nikon b600 est un compact mais ressemble plutôt à un bridge.
  2. Le Nikon a1000, beaucoup plus petit, a l’air d’un compact.

*Attention, ne confondez pas le b600 avec son frère le p600 sorti en 2014
(même design), toujours en vente et pas forcement moins cher !

Quelles différences entre ces deux modèles ?

Le Capteur
Les deux appareils embarquent le même type de capteur soit un CMOS 1/ 2.3 pouces générant environ 16 millions de pixels. Ce sont pratiquement les plus petits du marché et donc les moins performants notamment sur la profondeur de champ (gestion du flou pour les plans situés derrière les sujets).

 

Objectif
La puissance du zoom est la première grande différence entre ces deux modèles et paradoxalement, c’est le compact b600 qui a le zoom le plus performant :

  1.  Nikon b600 : 24-1440 mm* f/3,3-6,5 (zoom 60x)
  2. Nikon a1000 : 24-840 mm* f/ 3,4-6,9 (zoom 35x)

*équivalence 24×36

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Décryptage du nouvel Olympus OM-D E-M1X

Taillé pour les jeux olympiques !

Paris, le 24 Janvier 2019, Olympus annonce l’arrivée son nouveau boîtier professionnel E-M1X.

Avec un prix d’achat à 2999 €, uniquement pour le boîtier c’est à dire sans l’optique, on comprend immédiatement que cet appareil n’est pas destiné à tout le monde. En ajoutant le prix d’un objectif, on place l’investissement entre 4000 et 5000 €. Ce niveau de prix destine l’ E-M1X à une catégorie très précise de professionnels, ceux qui travaillent dans des conditions extrêmes et qui ont besoin d’un outil rapide, fiable, puissant et surtout maniable.

Sur tous ces points l’ E-M1X apporte un certain nombre de réponses.

Olympus OM-D E-M1X

Prix du boitier nu : 2999 €


Les points forts

Ergonomie
Le boîtier du E-M1X a été complètement repensé, notamment avec l’intégration d’une poignée verticale qui lui donne une forme carrée, ce qui permet d’avoir une très bonne une prise en main. Point important, le déclencheur et l’ensemble des boutons et leviers ont été redessinés (disposition, forme et hauteur). Conséquence, le photographe a toujours ses mains dans la même position, qu’il tienne l’appareil à l’horizontale ou à la verticale. Continuer la lecture

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Décryptage du nouvel hybride Sony a6400

Un impressionnant système de mise au point

Le 15 janvier 2019, Sony annonce la sortie d’un nouvel hybride, le a6400. Cet appareil photo à objectif interchangeable, équipé d’un viseur électronique, embarque un capteur CMOS APS-C de 24,2 mégapixels. Il reprend une grande partie des technologies qui ont fait le succès de la gamme ” plein format “, notamment les modèles a9, a7R III et a7 III.

Prix : 1 050 € en version boîtier nu
1 150 € avec zoom de 16-50 mm (équiv. 135 : 24-75 mm)
1 450 € avec zoom de 18-135 mm (équiv. 135 : 27-202 mm).


 

Avec ce nouvel appareil, Sony met surtout l‘accent sur le système de mise au point avec des avancées technologiques qui se situent essentiellement autour de 3 fonctions : l’autofocus, la mise au point automatique sur les yeux et le suivi en temps réel du sujet photographié. Continuer la lecture

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La gestion des couleurs (partie 2)

LES ESPACES COULEURS
entre théorie et pratique

Temps de lecture : 15 mn 

Espace couleurs CIELABL’espace couleurs définit la capacité d’un système à enregistrer ou à reproduire une certaine gamme de couleurs (Gamut). L’appellation “couleurs” comporte des éléments assez divers comme les couleurs du spectre, visibles ou non, les couleurs naturelles c’est à dire celles qui nous entourent ou les couleurs artificielles, créées par l’homme.
Prenons deux exemples :

  1. Les couleurs naturelles sont toujours mélangées de lumière blanche et donc sont très peu saturées. Les couleurs pures, comme le bleu, le vert ou le rouge, n’existent pas dans la nature, mais sont visibles par l’homme.
  2. Le Magenta est une couleur issue du mélange de bleu et de rouge. Elle non plus n’existe pas dans la nature car à aucun moment de la journée, la lumière solaire ne permet ce mélange, ces 2 couleurs étant situées aux deux extrémités du spectre. Par contre, on peut le retrouver sur les écrans ou les diverses impressions.

 

Espace CIE XYZ 
créé en 1937 (note 1)

Très rapidement, il a fallu établir une cartographie des couleurs afin de permettre aux industries une gestion précise des couleurs. La Commission Internationale de l’Eclairage (CIE) a donc créé en 1937, le premier espace qui porte le nom de “XYZ”.
En photographie, le principe de l’espace couleur constitue aujourd’hui le fondement de notre système colorimétrique.

Cet article se divise en deux parties. Tout d’abord un descriptif de ce que l’on entend par espace couleurs. La seconde partie montre les implications pratiques qui sont quelques fois en contradiction avec l’aspect théorique.

Note 1 : L’espace qui a été créé par la CIE est basé sur la température de couleurs (de 3800° à 7800° kelvin) et représenté par le triangle. La partie visible par l’homme est représenté par la figure intérieure. Les couleurs artificielles (pourpre et magenta) sont représentées par le pied du graphique.
Note 2 : Je ne parle pas ici des profils car ce sont des espaces couleurs un peu particuliers dans la mesure où ils s’appliquent à un appareil précis. Ils font l’objet de procédures très techniques réalisées soit par un fabricant, soit par un utilisateur. J’y consacrerai un article complet.

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SOMMAIRE

Descriptif technique
Les fondamentaux
Le principe de l’espace couleurs en argentique
Le principe de l’espace couleurs en numérique
Les divers espaces
Ne pas confondre Espace couleurs et Mode colorimétrique
Quelles différences ? 
Quel espace choisir ? Comment régler son appareil ?
Incidence des formats de fichiers
Changer d’espace couleurs
La pratique par l’exemple.
Affichage écran
Tirage papier
Conclusion

DESCRIPTIF TECHNIQUE

Les fondamentaux
L’espace couleurs s’est généralisé avec l’arrivée de la photo numérique et son lot de matériels aux performances très hétérogènes. Continuer la lecture

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La gestion des couleurs (1ère partie)

(Experts et professionnels)

Les propriétés fondamentales de la couleur.

Cet article est la 1ère partie d’une formation sur la gestion colorimétrique qui comporte 3 grands chapitres : 

  1. Les propriétés fondamentales de la couleur.
  2. Les espaces couleur.
  3. Le calibrage d’une chaîne numérique et les profils.

Cette formation aborde un sujet assez technique qui n’intéressera que les personnes souhaitant avoir une parfaite maîtrise des couleurs, notamment lorsque le résultat colorimétrique d’une photo ne correspond pas à l’original, comme par exemple :

  • Une différence de couleurs entre plusieurs écrans.
  • Un tirage photo, une impression, n’est pas conforme à la réalité.
  • La couleur d’un objet sur une photo ou un écran ne correspond pas à l’original.
  • Les impressions numériques ou offset sont beaucoup moins éclatantes qu’un tirage photo.

 

Les fondamentaux

On répertorie deux sortes de couleurs :

  1. Les couleurs pures :  ce sont celles du spectre lumineux. On ne les rencontre que très rarement.
  2. Les couleurs complexes : ce sont celles qui nous entourent. Elles sont mélangées à une lumière blanche ou colorée. (en fonction de la température de couleur*) 
* Par exemple, une couleur verte peut contenir un peu de jaune provenant du soleil couchant, ce qui lui donnera une teinte un peu différente.

La couleur se caractérise par trois propriétés* fondamentales : la teinte, la saturation et la luminance.

* Ces propriétés sont souvent exprimées par l’acronyme TSL. Dans le passé, elles portaient les noms de Ton, Saturation et Intensité.

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Développement des films Noir et Blanc

Espace Etudiant (niveau 1)

un nouveau module a été mis en ligne
sur le développement des films Noir et Blanc

Un extrait du cours : 

” Révélateurs courants « standard »
Certains de ces révélateurs sont universels, car on peut les employer aussi bien pour le développement des films que pour celui des papiers. Leur formule est parfaitement classique mettant en oeuvre le génol-hydroquinone comme développateurs ; le carbonate de sodium ou métaborate de sodium en tant qu’accélérateur Dans ces formules la quantité de sulfite de sodium n’excède pas 50 g par litre. Les révélateurs de cette catégorie conservent au film sa rapidité nominale, sans exagération trop importante de la granulation. “

Voir le cours complet sur le développement de négatif noir et blanc

Espace étudiant niveau 1  Espace étudiant niveau 2

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