Tirage couleurs : comment éviter la déception ?

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Cet article est réservé aux photographes confirmés, experts ou pro.
– Introduction
– L’incidence des prises de vue sur le résultat couleurs.
– Comment se comporte les photos face à une dominante ?
– Cas particulier : les tableaux & aquarelles
– Solutions & méthodes

Introduction

Vous avez sélectionné vos meilleures photos et vous avez passé une commande à un laboratoire pour avoir des tirages papier. A la réception, c’est la déception car le résultat ne correspond pas à votre attente. Les couleurs sont très différentes de celles que vous aviez à l’écran.

Dans le temps, il est pratiquement impossible de reproduire à l’identique une photo couleurs, surtout si les supports ou les laboratoires sont différents. Seul les traitements professionnels le permettent. On comprend bien que dans une publicité, le produit doit avoir les mêmes couleurs que l’original. Cette exigence à un coût important qui ne peut pas être supporté par le grand public.

Le problème couleurs n’apparaît pas toujours clairement sur un écran, ceci pour diverses raisons : qualité du matériel, vieillissement de l’écran, réglage, calibration, etc. La question de la bonne reproduction des couleurs se pose donc uniquement pour les tirages papier, ceci d’autant plus que le résultat obtenu est définitif.

Mais parfois les dominantes sont inévitables. La déception intervient car on n’a pas su les anticiper. Sur l’ensemble de ce sujet, cet article apporte des explications et des solutions.
Il est divisé en deux parties :

  1. La première explique l’incidence des prises de vue et du matériel  sur le résultat couleurs.
  2. La seconde permet de comprendre le comportement d’une photo face à une dominante.
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L’incidence des prises de vue et du matériel sur le résultat couleur.

On identifie essentiellement trois grandes causes pouvant altérer le résultat final :

Le type de prise de vue
Une prise vue peut générer un déséquilibre couleurs. La lumière artificielle ou le coucher de soleil sont de bons exemples. Dans les deux cas la dominante est jaune orangée. Si elle est acceptable pour le coucher de soleil, elle ne l’est pas pour la lumière artificielle. Pourtant il faudra bien accepter ce résultat car le laboratoire ne pourra absolument pas rectifier les couleurs.

Le changement de la balance des blancs ne changera rien au problème qui est du à un mauvaise composition de la lumière. (pour rappel, les capteurs et films photo sont équilibrés pour la lumière naturelle)

Un mauvais réglage de l’appareil photo ou une mauvaise retouche en post-production.
Il en est de même lors d’un mauvais réglage de l’appareil photo. En post production, un écran mal calibré pourrait être la source d’une mauvaise retouche.  Si vous souhaitez des tirages de bonne qualité, il vous appartient donc de vérifier vos équipements pour éviter de sortir des normes du laboratoire. Ici non plus, ce dernier ne pourra pas rectifier les couleurs. 

Le laboratoire qui a réalise le tirage.
Il existe deux types de laboratoire, l’industriel et l’artisanal.
Un laboratoire industriel peut traiter des dizaines de milliers de photos par jour. Dans ces conditions aucune vérification individuelle n’est possible. Les techniciens font une calibration de la production chaque matin et surveillent les flux de manière que ceux-ci ne sortent pas des standards. Vos photos doivent donc être dans la normalité et vous devez être prêts à accepter quelques différences, y compris entre deux photos prises au même instant. En contre partie le prix est très intéressant.

Le laboratoire artisanal, très souvent une boutique photo, ne traite que quelques centaines de photos par jour. Le contrôle est individualisé, on peut donc s’attendre à une meilleure qualité. Le prix est plus élevé.

Mais au final, dans ces deux cas, la qualité des photos dépend surtout du niveau de compétence du technicien ou du photographe. Le laboratoire artisanal a la possibilité d’être bien meilleur que l’industriel, à condition que l’opérateur ait les compétences nécessaires pour gérer ce type de production.  En comparant les labos  les uns aux autres, on trouvera aussi de grandes différences provenant des caractéristiques techniques des matériels, papiers ou encres qui sont issus de  différents fournisseurs.

Le choix du laboratoire est donc primordial. Pour cette raison, je vous conseillerai de garder toujours le même laboratoire. Une fois sélectionné, il serait aussi judicieux d’effectuer une première commande avec un panel de photos représentant des vues très précises (comme expliqué plus bas). Cela permettra de définir une tendance couleur qui sera éventuellement corrigée pour mieux correspondre à votre attente. 

Au fil des jours, les productions sont linéaires et assez stables. Mais attention, toutes les photos ne se comportent pas de la même façon, certaines sont sensibles aux variations couleurs, d’autre non.

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Comment se comporte une photo
face à une dominante ?

Toutes les photos ne sont pas logées à la même enseigne. La densité, la luminance des couleurs ou le contraste des photos jouent un grand rôle dans les variations couleurs. Pour comprendre ces mécanismes vous trouverez ci-dessous un certain nombre d’exemples.

Le point de départ de ce test est un gris neutre sur lequel j’ai appliqué une dominante magenta de 8 points soit environ 3%. J’ai volontairement choisi cette couleur car inexistante dans la nature, elle est facilement perceptible.
Appliquée sur un gris neutre, (qui par définition est une absence de couleur), la différence est bien visible.

Note : pour que ce test soit crédible, la même dominante a été appliquée sur toutes les photos situées à droite.  Attention aux écrans, ils peuvent modifier les couleurs, rendant ainsi plus difficile la perception des différences.

Premier exemple

Dans cet exemple , vous trouverez 3 séries de 2 photos. Celles de gauche (n° 1, 3 et 5) sont les photos sources, celles de droite ont reçu les 3% de magenta.

Photo 1 / Photo 2
Photo 3 / Photo 4
Photo 5 / Photo 6

La luminance et le contraste de la photo 5 lui a permis de supporter l’ajout de magenta (photo 6)

Les photos du lac et du village lacustre se caractérisent par l’absence de couleur. Le gris occupe une grande partie de l’image. Ces photos sont très sensibles aux variations couleurs. Le magenta est donc très nettement visible, altérant la qualité de la photo

Par contre, la modification de la photo 6 est très légère. Elle garde une bonne qualité générale. La présence de couleurs vives ont limité fortement la dérive couleurs.

Second exemple

Voici deux séries de quatre photos qui ont été conçu de la façon suivante :

  1. La photo N°1 : fichier source
  2. La photo N°2 : fichier source + 3% de magenta
  3. La photo N°3 : fichier source + traitement augmentant la densité et la luminance des couleurs
  4. La photo N°4 : photo n°3 + 3% de magenta.

Photo 1 / Photo 2
Photo 3 / Photo 4

 L’augmentation de la luminance des couleurs sur la photo n°4
a fortement réduit la perception du magenta.

Photo 1 / Photo 2
Photo 3 / Photo 4

Ici aussi, la photo n°4 comparée à la n°2, ne s’est presque pas modifiée suite à l’application du magenta.

Cette deuxième série de 4 photos représentant le Rhin, confirme la série Papillon, ci-dessus. L’image n°3 ayant été modifiée en post production pour avoir des couleurs plus profondes, celle-ci a bien résisté à l’ajout du magenta (photo°4) 

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Cas particulier

Abordons maintenant les cas particuliers  des tableaux ou des aquarelles. La reproduction de ce type de sujet est un exercice très difficile. En dehors d’une approche professionnelle, il est pratiquement impossible d’obtenir une copie conforme de toutes les tendances couleurs du document. Le jaune sera par exemple bien reproduit alors que le bleu  ne le sera pas. Sans entrer dans le détail, ce phénomène est du à l’espace couleurs qui n’est pas le même sur l’aquarelle et sur la photo. Le choix d’un laboratoire local est donc primordial. Il vous permettra  d’expliquer à l’opérateur vos exigences. Celui-ci pourra alors vous proposer plusieurs solutions avant de procéder au tirage définitif. (méthode indispensable en cas d’une série de plusieurs exemplaires)

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Solutions & méthodes

On vient de le voir, face aux dominantes, toutes les photos ne se comportent pas de la même façon. Les solutions à mettre en place sont fonctions de vos exigences et de la typologie des photos :

  • Lorsque la prise de vue est réalisée en lumière artificielle, vous devrez en accepter le résultat car aucune amélioration n’est réellement possible.
  • Lorsque vos photos sont constituées de couleurs vives et contrastées,  celles-ci résisteront plus facilement à toutes dérives couleurs. La qualité sera au rendez-vous. Il faut savoir qu’il est extrêmement facile d’obtenir un bon tirage à partir d’une bonne photo. (une évidence parfois oubliée)
  • Lorsque vos photos représentent un sujet dont les couleurs sont pastels ou avec une majorité de gris, celle-ci seront alors très sensibles aux dérives. En fonction de vos exigences, il serait judicieux d’envoyer quelques exemplaires afin de s’assurer du résultat. 
  • Comme on le voit avec la série papillon, augmenter la luminance (l’éclat) d’une couleur constitue une très bonne solution pour éviter les dominantes. 
  • Les laboratoires photo, industriel ou artisanal, ont des niveaux de qualité très variable. Sélectionnez  quelques photos sensibles à la variation couleurs (exemple 1) pour les tester. Vous trouverez très vite le meilleur.
  • Pour les reproductions de tableaux ou d’aquarelles, insérez sur le coté un gris neutre afin d’aider l’opérateur dans ses réglages. Préférez le contact direct avec le technicien du laboratoire.
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Jean-Claude ROMON

(respectez les droits d’auteur)
Copyright août 2017 –Copie des textes et des images est interdit sans l’autorisation de l’auteur.
Source :
Photo de l’aquarelle  : Pixabay.com

 

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Gérer la densité des photos avec les modes d’analyse de luminosité.

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Le mode d’analyse « Moyenne générale »
Le mode d’analyse « Prépondérance centrale »
Le mode d’analyse « Spot »
Le mode d’analyse « Intelligent »
Ce que propose les fabricants
 

Introduction

Note : Pour comprendre l’incidence de chaque mode sur le résultat, les photos présentées dans cet article n’ont subit aucune modification.

Pour obtenir une bonne photo, la plupart d’entre nous utilisent une exposition automatique comme  Program, Priorité Vitesse ou Ouverture. Mais parfois la densité n’est pas au rendez vous, la photo est soit trop claire soit trop foncée.  C’est le mode d’analyse de la luminosité choisi qui est très souvent responsable de ce problème. 

Il y bien sûr d’autres fonctions comme la correction d’exposition ou le réglage de la dynamique du capteur qui agissent sur la densité finale de la photo. mais cet article ne traitera que du mode d’analyse de la luminosité

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Les fondamentaux 

Les fabricants s’ingéniant à trouver toujours de nouvelles méthodes ou de nouvelle appellation, il  est parfois difficile de savoir à quoi correspond telle ou telle fonction, d’ou l’importance de revenir aux fondamentaux avec ces deux rappels techniques.

  1. A moins de rechercher un effet particulier, en photographie, on prend toujours un temps de pose sur les ombres.
  2. Le choix d’un mode d’analyse adapté au sujet permet d’obtenir immédiatement une photo correcte. Si vous utilisez le format Raw, le choix du mode n’a pas vraiment d’importance, en dehors du gain de temps qu’il apportera dans la phase de post-production.

Aujourd’hui, on distingue essentiellement 4 modes d’analyse qui sont :

  1. Le mode d’analyse « Moyenne générale »
  2. Le mode d’analyse « Prépondérance centrale »
  3. Le mode d’analyse « Spot »
  4. Le mode d’analyse « Intelligent »
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Le mode  » Moyenne Générale de l’image »

Le mode analyse « Moyenne générale » utilise un principe simple. L’appareil fait une moyenne générale de la luminosité de l’ensemble de la photo et calcule le temps d’exposition. C’est le mode le plus ancien, en argentique le photographe avait l’habitude de compenser manuellement le réglage en fonction du sujet.

Aujourd’hui ce mode existe encore sur certain appareil comme le Fuji x100.

Ce mode est performant. L’exposition est très précise pour les sujets  dont la luminosité est uniforme comme le montre la photo de gauche ci-dessous.

Photo de droite : Le mode « Moyenne générale » a été utilisé donnant à la photo une densité parfaite.
Photo de gauche : influencé par la zone d’ombre, le calculateur donne une photo trop claire ou trop dense.

Ce mode a aussi ses limites. Sur photo de droite, le cloître est trop clair alors que les piliers de la galerie sont trop sombres. Cela s’explique par la surface des ombres qui est beaucoup importante que celle des hautes lumières. Le calculateur ne peut pas trouver la bonne exposition. Il aurait été préférable d’utiliser le mode à Prépondérance centrale ou le mode Intelligent.

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Le mode  » Prépondérance centrale »

Le mode à prépondérance centrale est un dérivé de l’analyse moyenne ci-dessus. L’appareil fait une moyenne sur toute la photo mais optimise le centre de l’image.

Dans le comparatif ci-dessous, alors que photos sont assez similaire, Le sujet de la photo de gauche est parfaitement bien exposé, alors que pour la photo de droite, la luminosité des vitraux a influencé le calculateur en donnant un résultat trop dense.

Comparaison entre deux modes d’analyse, Prépondérance centrale à gauche, Moyenne générale à droite

Ce mode est utile chaque fois que le sujet principal reçoit un éclairement plus ou moins important par rapport au reste de l’image. Les photos de concert sont un bon exemple.

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Le mode spot

Ce mode fonctionne de manière très  simple, puisqu’il prend un point très précis de l’image pour calculer le temps de pose.

Il doit être utilisé avec une grande prudence et pour des sujets très particuliers.

L’exemple -ci dessous montre que l’incidence de ce mode peut-être très importante en fonction du point choisi sur l’image.

Ici, le mode spot à été utilisé. Le point de mesure de la luminosité est défini par la croix rouge.

 On le voit sur ces trois exemples, la zone mesurée est très bien exposée, ce qui n’est pas le cas de la photo dans son ensemble. Ce mode est très sensible, un simple décalage peut avoir de lourde conséquence sur la densité. Il doit être utilisé, le plus souvent avec un pied, pour mettre en valeur une zone très précise.

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Le mode intelligent


Ce mode est assez récent, apparu avec la photo numérique, il utilise des algorithmes de traitement d’image. Ces mini programme sont capable d’analyser une typologie du sujet.  Composition de l’image, couleurs et luminosité sont pris en compte pour déterminer le temps d’exposition

C’est la méthode d’analyse la plus performante et qui doit être utilisée en priorité. Vous devriez faire jusqu’à 90% de vos photos avec ce mode. Les photos ci-dessous montrent la diversité des sujets qui peut être photographié vie le mode intelligent.

Mais attention, l’intelligence artificielle a ses limites. Il peut être parfois nécessaire de changer de mode en fonction des explications données ci-dessus.

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Ce que propose les fabricants

Les fabricants ont leur propre politique en la matière.

Chacun a ses propres appellations. Par exemple, le mode d’analyse « Intelligent » sera nommé différemment selon les constructeurs :

  1. Mode d’analyse Évaluative pour le Canon EOS 80D
  2. Mode Mesure ESP numérique pour l’Olympus E M10
  3. Mode Multi pour le Fuji X100
  4. Mode d’analyse matriciel pour le Nikon D7000

Par ailleurs, les fabricants proposent un panel de solution très différent. On ne trouve pas les solutions qui ont été expliquées ici sur tous les modèles. Deux exemples

  1. Le  Fuji x100  ne propose pas de Prépondérance centrale.
  2. Le Nikon D7000  ne propose pas de Mode d’analyse Moyenne.

Enfin, chacun crée de nouveaux modes qui  sont souvent des évolutions d’un des 4 modes expliqués plus haut. Deux autres exemples:

  1. Le Nikon 7500 ajoute une prépondérance centrale Haute lumière qui améliore ces dernières
  2. L’Olympus E M10 propose 3 modes Spot appelés : Mesure ponctuelle, Mesure Ponctuelle Haute lumière et Mesure Ponctuelle Ombres.

Il convient donc de consulter le mode d’emploi de son appareil photo afin de vérifier les termes et les fonctions proposés par les fabricants.

Inutile de préciser que le risque d’erreur est proportionnel aux nombres de solutions proposées. Il arrive souvent que, par mégarde, le mode d’analyse soit modifié, il est donc important de le vérifier de temps en temps..

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Jean-Claude ROMON

(respectez les droits d’auteur)
Copyright août 2017 –Copie des textes et des images est interdit sans l’autorisation de l’auteur.
Sources :
pour écrire cet article,  j’ai utilisé les manuels des appareils suivants :
– Canon EOS 80D, 
– Olympus E-M10 Mark_II
– Nikon D5 —  D7000 — D7500 
— Fuji x100
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Quel mode de prise de vue choisir ?

 
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Cet article a été écrit pour 4 niveaux de compétence :
Débutant : modes Auto & Scène simplifié
Confirmé : modes Auto, Program & Scène simplifié
Expert :  modes Auto, Program, Priorité vitesse & ouverture, Manuel & Scène
Pro :création des modes Scène

Introduction

Les modes de prises de vue permettent de choisir la technique la mieux adaptée au sujet que vous photographiez.

Avec le numérique, ces derniers sont devenus très nombreux et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. De plus les appareils d’entrée de gamme, expert ou professionnel ne proposent pas les mêmes modes.

(a) Mode de l’Olympus E-M10 Mark II

Durant toute la période argentique, le choix du mode ne concernait que la vitesse d’obturation et l’ouverture. Ces réglages, longtemps manuels, sont devenus automatiques grâce à l’électronique. Mais en pratique, la qualité finale de la photographie passait essentiellement  par le laboratoire. Le photographe n’avait une influence que sur l’exposition, c’est à dire la sous ou sur exposition de ses clichés.

Aujourd’hui, avec le numérique, la puissance des algorithmes de traitement des images a révolutionné ce processus. Le photographe reste maître de la qualité sur la totalité de la chaîne de production, d’où l’importance de sélectionner les bons modes de prise de vue.  Ne parler que des fonctions,  automatique, priorité vitesse, priorité ouverture ou manuel (qui existent depuis 30 ans) est donc très réducteur au regard de la technologie actuelle.

Note 1 : Il peut y avoir une confusion entre les modes de prise de vue et les modes créatifs. Ces derniers ne sont pas traités dans ce post.

Historique

Un petit rappel historique nous permettra de mieux comprendre l’origine de tous ces modes :

(b) Table d’exposition 1923

  • 1840  –  Les premiers photographes n’avaient qu’un seul mode de prise de vue. L’ouverture étant fixe, il jouait uniquement sur le temps de pose soit  environ 10 à 15 minutes en plein soleil. 
  • 1910 – Les appareils munis de diaphragme et obturateur arrivent. Il fallait trouver le bon réglage. Heureusement, les fabricants éditaient des tables de temps de pose (b).
  • 1960 – L’opérateur est aidé par  la cellule photo électrique (appelée aussi posemètre) avec laquelle il mesurait, à la main, la quantité de lumière.
  • 1965 – Arrivent les appareils TTL qui possèdent une cellule incorporée pour mesurer la lumière et donner l’indication dans le viseur.
  •  1980 –  l’électronique arrive avec les premiers automatismes,  Priorité vitesse, Priorité ouverture qui viennent s’ajouter au mode Manuel.
  • 1990 – Le nombre de modes augmente avec l’intégration de fonction comme Portrait, paysage, panorama, nuit, sport. L’appareil propose alors le meilleur couple Vitesse/Ouverture.
  •  2000 – Le numérique apporte 2 modes supplémentaires : le mode Automatique et le mode Program.
  • 2015 – L’arrivée en masse de mini programmes ont amené une profusion de modes Scène. Ils utilisent un algorithme de traitement d’image spécifique à chaque scène et améliorent souvent de manière importante la qualité finale de la photo.

Aujourd’hui, quel sont les modes proposés ?

Nous retrouvons sur les appareils numériques de dernière génération tous les modes cités ci-dessus, ainsi que quelques-autres. Devant cette profusion de fonctions, se pose la question de leur utilisation.

Le nombre de modes proposé peut varier d’un appareil à l’autre. Vous trouverez ci-dessous la répartition des modes par type d’appareil :

  1. Automatique (Appareils Débutant et Confirmé)
  2. Programme (Confirmé et Expert)
  3. Priorité vitesse (Expert et Pro)
  4. Priorité ouverture (Expert et Pro)
  5. Manuel (assisté d’une cellule) ( Expert et Pro)
  6. Les modes Scène  (tous les appareils sauf Pro)
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Quel mode choisir ?

Note 2 : Pour respecter l’esprit de ce blog, les explications des modes est faite par niveau de compétence. Ceci étant, certain modèle dispose de toutes les fonctions. Vous en retrouverez  facilement les explications via la couleur bleue du texte.

Débutant : mode Automatique &  Scène simplifié

Les fabricants souhaitent rendre l’utilisation des appareils  « Entrée de gamme », le plus simple possible. Il y a donc très peu de mode, généralement un mode automatique et un mode Scène simplifié destiné aux vues plus complexes.

  1. Le mode Automatique est le mode à privilégier pour la plupart des photos. (y compris pour les photographes plus expérimentés qui l’utiliseront dans l’urgence.) Le résultat est assuré, hormis pour les vues plus complexes (sport, les photos de nuit, feu d’artifice, etc.) pour lesquelles les modes Scène ci-dessous devront être utilisés.
  2. Le mode Scène simplifié : dans les appareils de cette gamme, il remplacera les réglages comme Priorité ouverture ou vitesse plus difficile à gérer pour un néophyte. L’utilisateur trouvera des modes  comme  Sport, Portrait, Faible lumière ou Feux d’artifice. Ces fonctions doivent  absolument être utilisées.  Elles sont performantes et contrôlent automatiquement vitesse & ouverture pour le sujet en question.
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 Confirmé : mode Auto, Program & Scène simplifié

(c) Canon SX 240

Comme on le voit sur le schéma (c), les appareils plus évolués dispose du mode Program (4) qui vient s’ajouter au mode Auto (2) et au mode Scène (3). Comme son nom l’indique, le mode Program va vous permettre d’accéder aux réglages de l’appareil tout en vous assurant une bonne exposition. Les principaux avantages de cette fonction sont  :

  1. Automatisation de l’exposition et blocage de l’appareil en cas de sous ou sur exposition.
  2. Possibilité de changer le couple Vitesse / Ouverture via une molette.
  3. Accès à tous les autres réglages de l’appareil : Sensibilité Iso, Balance des blancs, Correction d’exposition, Méthode de mesure, etc.
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Expert : l’équipement le plus complet

Ce sont les appareils Expert qui proposent le maximum de possibilités, notamment grâce à d’innombrables modes Scène. Outre les fonctions Auto et Program (expliqués plus haut), l’appareil offre les priorités vitesse / ouverture et le mode manuel.

Descriptif des modes d’un modèle « haut de gamme », le Nikon D7000

  • Mode Auto : voir § débutant
  • Mode  Program : voir § confirmé
  • Priorité Vitesse : c’est la plus ancienne fonction « dite automatique » qui est apparue en 1976, notamment chez Canon.  Le temps d’exposition est choisi manuellement et l’appareil détermine l’ouverture correspondante. Cela permet de sélectionner très précisément la vitesse en fonction du sujet photographié, principalement pour les photos de sport. Pour plus d’informations, consultez mon post sur le choix de la vitesse.
  • Priorité Ouverture : vous choisirez cette fonction si votre sujet ne nécessite pas de vitesse précise.
    En contre partie, vous allez pouvoir gérer la distance entre le Premier Plan Net (PPN) et le Dernier Plan Net (DPN). Je parle ici de la profondeur de champ (voir ci-dessous note 3) qui correspond à l’espace net entre ces deux plans. Elle dépend de quatre éléments :
    – Le format du film ou du capteur,
    – La focale,
    – L’ouverture,
    – La distance appareil sujet.    
                    
    Mais la variation de l’ouverture, à elle seule, permet un changement important de la distance entre le PPN et DPN . A titre d’exemple :

avec capteur APS C, une focale de 31 mm et un sujet à 3 mètres on obtiendra
la profondeur de champ suivantes:

– F/4 : distance nette env. 1.50 m  – soit de 2.50 m à 4.00 m –
– F/8 : distance nette env. 3.00 m –  soit de 2.00 m à 5.00 m –
– F/16 : distance nette de 1.50 m à l’infini –

Ces valeurs sont approximatives, bien qu’assez proche de la réalité. Elles permettent surtout de comprendre l’influence d’une ouverture sur une profondeur de champ. Le choix de l’ouverture permet donc d’obtenir un style précis de photo comme par exemple un paysage avec un premier plan net ou un portrait avec un fond flou

Note 3 : La profondeur de champ n’est qu’une notion relative qui dépend du degré de netteté exigé. D’autres éléments entre en ligne de compte comme le pouvoir séparateur de l’œil et la distance de visualisation de la photo. Un post complet sera écrit prochainement sur ce sujet.
  • Le mode manuel :  Il permet de débrayer complètement l’appareil photo tout en ayant comme point de repaire les informations de la cellule. Le matériel ne disposant pas d’intelligence, il est fréquent pour un expert ou un professionnel de vouloir prendre la main pour modifier le réglage proposé par l’appareil. Ce mode vous permet aussi d’accéder aux poses longues supérieures à la seconde via 3 méthodes :
    – Sélectionner un temps précis jusqu’à 30 ou 60 secondes, l’appareil vous indiquant la valeur d’ouverture correspondante
    – La pose B (idéal pour un feu d’artifice)
    – La pose T (idéal pour le mouvement des étoiles)
  • Les modes Scène : Ils constituent la plus grande avancée technique de l’ère numérique.

Liste des scènes de l’Olympus E-M10 Mark II
Ils constituent la plus grande avancée technique de l’ère numérique.

Chacun de ces modes constitue une sorte de mini logiciel. Ils sont créés pour répondre très précisément aux contraintes d’un sujet. Ils automatisent la prise de vue en prenant en charge vitesse & ouverture auxquels sont ajoutés des algorithmes de traitement d’image, afin d’améliorer très sensiblement le résultat.

Ces modes Scène sont très performants et constituent aujourd’hui une pièce maîtresse dans l’utilisation de votre appareil photo.

Cette méthode n’est pas nouvelle. Aujourd’hui à la disposition du grand public, le principe a été utilisé, dès les années 1990, par les grands laboratoires de façonnage . Leurs scanners de production intégraient déjà des données « types images » qui permettaient de détecter, les contre-jours, les couchés de soleil, les photos prises sur l’herbe, etc.

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Professionnel : pas de mode Auto ni Scène

Le matériel professionnel ne dispose pas des automatismes Auto et Scène, qui ont été créés pour assister le grand public. 

Le matériel professionnel comme le Nikon D5 ne propose pas de mode Auto ou Scène

Le Nikon D5 ne propose que 4 modes de prise de vue. (déjà expliqués plus haut)
– Programme
– Priorité vitesse
– Priorité ouverture
– Manuel 

Le mode Création de Scène :  par contre il aura la possibilté de créer lui-même ses modes Scène. Chez Nikon, la fonction  s’appelle »Picture control » :
Au départ d’une base existante comme Standard, Neutre, Saturé ou Monochrome, il est possible de modifier les éléments  Clarté, Contraste, Luminosité ou Teinte.

Il suffit ensuite de l’enregistrer avec un nom approprié pour créer une scène. Le professionnel n’utilise donc pas de mode scène pré-programmée et encore moins de mode Auto intégral. 

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Jean-Claude ROMON

(respectez les droits d’auteur)
Copyright juillet 2017 –Copie des textes et des images est interdit sans l’autorisation de l’auteur.
Sources :
pour écrire cet article,  j’ai utilisé les manuels des appareils suivants :
– Canon EOS 80D, — 
IXUS 175 — PowerShot SX420 IS 
– Olympus E-M10 Mark_II
– Nikon B500 —  D5 —  D7000 — D7500 —  L100
– Panasonic lumix GF7

 

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Analyse de prise de vue : photo culinaire

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Voici une nouvelle rubrique qui devrait, via l’analyse d’une prise de vue, vous aider à améliorer vos photos.

Au départ d’une photo, j’examine les points positifs et négatifs de la réalisation, apportant les solutions tant au niveau de la prise de vue que de la post-production.

Prise de vue culinaire : les fruits rouges

Conditions de Prise de vue
Capteur Olympus 4/3 – Focale 30 mm – 1/160 à ƒ/8.0 -Iso 200 – Flash non déclenché -Correction exposition : 0 EV – Espace couleurs : sRGB – Mode d’exposition : Auto – Balance des blancs : Auto – Mode scène : aucun.

Points positifs.
Dans cette prise de vue, plusieurs éléments sont positifs  :

  1. La partie réalisation du sujet lui-même et sa position par rapport à l’appareil sont pour moi tout à fait correct.
  2. Réalisée sans flash, l’éclairage est très bon. C’est l’avantage d’une prise de vue à faite à l’extérieur.
  3. Equilibre couleurs : le réglage de la balance des blancs sur auto était une bonne solution.

Points négatifs
Ici, le sujet est placé beaucoup trop bas sur la photo. La forme carré du sujet, lui même placé dans un format 3/4, pose un problème qu’il faut résoudre.

  1. Le sujet, trop près des bords, met en opposition les deux formats, carré et rectangulaire. Il aurait fallu reculer un peu.
  2. Le sujet étant placé dans la partie basse de la photo, il manque d’assise. Dans ce type de prise de vue, la partie haute doit toujours être moins importante que la basse.
  3. L’axe n’est pas correct, l’appareil étant, lui aussi, trop haut. En le plaçant plus bas, on donnerait plus de volume aux fruits rouges. De plus, cela réglerait en grande partie les points 1 & 2,  expliqués ci-dessus. 

Notez que la netteté de la photo est inférieure à la réalité du fait de la conversion en basse résolution du fichier destiné à ce blog.

Post- Production
La partie cadrage abaisse beaucoup la qualité de la prise de vue. Un traitement via un logiciel de retouche s’impose pour recadrer l’image. Deux possibilités s’offrent à nous. 

  1. Un cadrage carré, puisque le sujet est carré.
  2. Un cadrage rectangulaire, sur les fruits eux-même afin de profiter de la diagonale générée par les fraises

 

 

 

 

 

 

 

Si la photo est destinée à Internet, on profitera de la post production pour améliorer le contraste.

1- Photo de gauche : original
2- Photo de droite : la valeur des blancs a été légèrement diminuée afin de rendre la photo plus lumineuse. Ce réglage augmente aussi la netteté générale de l’image.

Jean-Claude 

(respectez les droits d’auteur)
Copyright juin 2017 – Copie des textes et des images est interdit sans l’autorisation de l’auteur.
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Capteur : une révolution se profile à l’horizon.

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Le centre de recherche de Microsoft vient de  mettre au point une nouvelle technologie de capteur.  Ces derniers sont incurvés et pourraient révolutionner la photographie et peut-être même son modèle économique. 

Le problème

Depuis que la photographie existe, les lentilles qui équipent les objectifs posent le problème de multiples aberrations. Parmi celle-ci, la courbure de champ montre qu’une lentille ne projette pas une image plate mais légèrement incurvée. Sur un film ou un capteur qui par nature est plat, il est donc impossible d’obtenir une image parfaitement nette, à la fois au centre et sur les bords. Étant donné qu’il n’a jamais été possible de courber un film ou un capteur, la solution est arrivée par l’otique, La correction de cette aberration demandant au moins 3 lentilles. 

Fig. 2 : La rétine de l’œil (A) est incurvée et composée de cellules photo-réceptrices, ce qui explique que la vision soit totalement nette, à la fois au centre et sur les bords.  Pour arriver à un résultat similaire, les objectifs classiques demandent une fabrication complexe car il projette l’image sur une surface plane. La technique mise au point par Microsoft, en courbant les capteurs (B), pourrait révolutionner la photographie.

La courbure de champ s’accentue avec l’ouverture de l’objectif. C’est la raison pour laquelle une optique de 50 mm, avec une ouverture de f/1,8 coûte dix fois moins cher que celle ayant une ouverture à f/1,2. On comprend alors les difficultés de fabrication auxquels sont confrontés les fabricants, sans pour autant régler totalement le phénomène.

Le gain  de qualité obtenu via un plan incurvé est connu depuis très longtemps. Les manuels photo des années 70 en parlaient déjà. Il y a quelques années, les grands noms de la photo, Canon, Nikon, Sony ont réalisé des travaux sur ces capteurs incurvés. Travaux qui n’ont pas abouti, les capteurs n’étant pas très flexibles se brisaient avant d’avoir obtenu la courbure nécessaire.

C’est l’étape que vient de franchir le centre de recherche de Microsoft. Ils ont imaginé un système permettant de courber un capteur  grâce à un procédé pneumatique, évitant ainsi les contraintes mécaniques. De plus ce procédé qui ne remet pas en question la conception du capteur, est compatible avec une industrialisation de la fabrication. L’équipe a pu fabriquer un appareil numérique prototype équipé d’un capteur incurvé pour réaliser des tests comparatifs avec un Canon 1DS Mark III équipé d’un 50 mm F/1.2, (un  équipement professionnel qui représente un investissement de plusieurs milliers d’Euros). Le capteur utilisé était un modèle 1/2.3 identique à ceux qui équipent les téléphones portables.

Les résultats

Le résultat est sans appel. La qualité obtenue avec un capteur incurvé est très supérieure à un équipement professionnel :

  1. Une homogénéité parfaite de la luminosité sur le capteur. il perd 1% de luminosité dans les angles alors que le Canon en perd 93,5%.
  2. Une netteté 5 x supérieure sur les bords et 3x supérieure dans les angles.
  3. Un gain de résolution de 30%.
  4. La possibilité de fabriquer des objectifs avec une ouverture de F/1.0 ce qui augmente les possibilités de prise de vue en faible lumière.

Ce test pose malgré tout une question qui aurait pu modifier légèrement les résultats. : Y avait-il une différence dans la qualité optique de ces deux appareils ? 

L’avenir

Cette avancée technologique, si elle est commercialisée, permettra la conception d’une nouvelle génération de matériels ultra performants notamment en photographie numérique. La fabrication des optiques sera beaucoup plus simple, intégrant beaucoup moins de lentille. Les appareils destinés au grand public offriraient  des résultats bien supérieurs aux équipements professionnels ce qui pourraient modifier le modèle économique de la profession.

Il existe tout de même une contrainte technique importante. Un capteur incurvé ne fonctionnera qu’avec une focale fixe dédiée, car la courbure est calculée en fonction de la focale de l’objectif. On comprend que l’utilisation d’un zoom ne sera pas possible. Les appareils concernés sont les focales fixes comme le Fuji x100 ou le Leica Q ainsi que toute la gamme des smartphones.

Malgré tout, il s’agit d’une avancée majeure, la plus importante que le secteur optique de la photo ait connu. Reste à savoir quelle sera la stratégie de Microsoft face à cette (R)évolution ?

Jean-Claude 

(respectez les droits d’auteur)
Copyright juin 2017 – Copie des textes et des images est interdit sans l’autorisation de l’auteur.
Sources : 
Microsoft Research Blog
OSA Publishing
– Photocounter
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Comment réaliser son premier reportage mariage ?

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Contrairement aux habitudes, cet article n’a pas été écrit avec plusieurs niveaux de compétence car celui-ci n’aborde aucun point technique Il est consacré exclusivement à  l’organisation photographique d’un reportage mariage.
– Introduction
– Ne pas surestimer ses compétences
– Être bien identifié par tous comme étant le photographe officiel
– Bien repérer les lieux
– Préparer et contrôler son matériel
– Le déroulement du reportage
– Le cas spécifique de la cérémonie religieuse
– Les photos de couple
– Présenter les photos lors de la soirée
 

La saison des mariages arrive, mai et juin constituant les mois préférés des Français pour cette cérémonie, et vos amis viennent de vous demander de faire les photos de cette journée exceptionnelle. Mais voila, effectuer un reportage mariage est une lourde responsabilité, le risque étant que votre prestation ne soit pas à la hauteur des attentes des mariés.  L’organisation étant le point clé du succès , vous trouverez ci-dessous un dossier complet sur le sujet.

Quelles sont les attentes des mariés ?

Introduction

Durant ma vie professionnelle (j’ai du faire environ 200 mariages),  j’ai assisté à quelques drames qui, par chance, ne me sont jamais arrivés :

il faut tout prévoir.

  • Une coupure généralisée de courant ou une panne de machine au moment du développement film avec pour conséquence aucune photo de mariage.
  • Des erreurs humaines comme oublier de mettre un film dans l’appareil ou ne pas le charger correctement. (et oui ça arrive !!)
  • Des obturateurs qui se bloquent ou des flashs qui tombent en panne.
  • Des photographes qui se trompent d’église ou de mariage. (ça arrive aussi)
  • Ou tout simplement une crevaison sur la route.

Et la liste serait longue !

Tout cela pour expliquer que beaucoup d’incidents peuvent venir perturber sérieusement un mariage avec comme conséquence un stress influant sur la qualité des photos. C’est pour cette raison que je ne parlerai pas ici des aspects techniques, artistiques ou commerciaux d’un reportage mariage, mais uniquement de l’organisation photographique de cette journée.

Le jour du mariage, tout va très vite ! Vous n’aurez pas le temps de réfléchir, de vous demander où et comment faire une photo, avec quel cadrage, comment se positionner par rapport à la lumière ou aux infrastructures. La préparation est donc la véritable clé pour réussir ce reportage. Rien ne doit être laissé au hasard afin de préserver la concentration qui sera nécessaire ce jour là.

Aujourd’hui le numérique nous offre une visualisation instantanée, c’est un avantage très important.  Mais attention, celle-ci ne sera que très superficielle car c’est bien plus tard, sur votre ordinateur, que vous mesurerez le niveau de votre prestation.

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Organisation et méthodes

Montrer des exemples que vous avez réalisés

Ne pas surestimer ses compétences.
Les mariés ont toujours une idée précise de ce qu’ils souhaitent, même si c’est parfois irréalisable. Si vos amis vous confient la responsabilité de ce reportage, il ne doit pas y avoir de malentendu, sinon ce sera une grande déception pour tout le monde et vous regretterez d’avoir fait ce reportage. Faites avec eux la liste des photos souhaitées, avec modèles à l’appui, et confirmez que vous êtes en mesure de les réaliser.

Prenons un exemple : Les mariés veulent une photo de groupe et prévoient une centaine d’invités. Comment allez vous faire ?

  1. Existe-t-il des marches à la sortie de l’église qui puisse accueillir tout ce monde ?
  2. Disposez-vous de gradins ?
  3. Pouvez-vous vous placer sur un balcon ?
  4. La définition de votre optique permettra-t-elle de reconnaître toutes les personnes du groupe ?
  5. Avez-vous le charisme pour guider et placer 100 personnes ?
  6. Qui peut vous aider ?

Selon le cas, la prise de vue sera très facile à réaliser ou au contraire très compliquée. Voila pourquoi votre expéreience doit être au centre des discussions avec les mariés.

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Être bien identifié par tous comme étant le photographe officiel.

Donner l’image d’un pro

Ce jour là, vous aurez de la concurrence.  Vous serez gêné par beaucoup de personnes qui seront autour des mariés, appareil à la main. Lorsque qu’il y a un rapport commercial entre les mariés et le photographe, celui-ci a toute légitimité, les mariés et la famille seront à son écoute. Lorsque le reportage est réalisé à titre amical, la situation est très différente, vous devez  alors imposer l’image d’un photographe officiel. Ayez une tenue vestimentaire adaptée à votre mission et à un mariage, soyez directif mais courtois. Vous pouvez demander aux personnes de reculer pour que vous puissiez faire vos photos mais le mieux est d’anticiper l’événement en étant toujours en place avant les autres, d’où importance de l’organisation.

N’oubliez pas, en étant photographe officiel, vous ne pourrez pas (ou très peu) profiter du statut d’invité. (oubliez les petits fours et champagne). Votre mission est d’être à la recherche de l’instantané, du bon axe, des bonnes expressions, anticipant les moments clés et surveillant les horaires si vous devez partir du vin d’honneur pour faire les prises de vue de couple.

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Bien repérer les lieux.
Partout, vous devez arriver le premier. Voici un exemple précis : si la cérémonie religieuse se situe juste après la mairie, vous devez  assurer les photos de la sortie de cette première partie puis « sauter » dans votre voiture pour arriver le premier à l’église et vous placer pour l’arrivée de la mariée sur le parvis de l’église.

Bien repérer les lieux.

 

Voici la liste des différents sites que vous devez repérer :

  1. La mairie.
  2. L’église ou autres espaces religieux.
  3. L’endroit où se trouve le vin d’honneur.
  4. L’endroit où vous ferez les photos de couple ainsi que les emplacements des prises de vue.
  5. Le lieu où a été prévue la soirée.

Puis des points à contrôler :

  1. Calculer les temps de transport entre ces divers points.
  2. Vérifier l’accessibilité, les lieux de parking.
  3. Vérifier qu’il n’y a pas aux alentours une activité gênante comme par exemple un marché.
  4. Prévoir les endroits où vous vous placerez pour vos prises de vue
  5. Vérifier la luminosité du lieu de culte.
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Préparer et contrôler son matériel
Vous connaissez la loi de Murphy  : « Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal. ».  Tout peux arriver : un orage, une carte mémoire qui prend l’eau et devient illisible, un appareil qui tombe, des situations dramatiques que vous devez absolument anticiper. La préparation et le contrôle du matériel est primordial. Voici les points que vous devez vérifier :

  • Le boîtier et les optiques.
    • Le plus important est d’avoir un boîtier de secours.
    • L’objectif que je conseille est le zoom 28-80 mm. (Équivalence 135)
    • Le 80-200 mm sera très peu utilisé, il ne correspond pas à ce type de reportage car  vous prendrez essentiellement des plans larges, des portraits et des plans américains. 
  • Les cartes mémoires
    • Préférez le nombre et la rapidité de transfert à la capacité ;
    • La vitesse de transfert est un élément primordial. Trop lente, elle peut vous empêchera de faire « la bonne photo ». En mode rafale, pourtant utile pour capter la bonne expression, elle bloquera l’appareil plusieurs secondes.
    • Utiliser une seule carte c’est prendre un risque important. L’ensemble du reportage reposera sur le bon fonctionnement de cette seule carte.
    • Plusieurs cartes donnent un avantage supplémentaire : les premières peuvent partir en post production pendant que vous continuer le reportage.
  • Les accessoires
    • Prévoyez plusieurs batteries chargées par appareil accompagnées de leur chargeur ainsi que des piles en nombre suffisant pour le flash. N’hésitez pas à remplacer vos batteries juste avant une prise de vie capitale comme le passage des alliances.
    • Trépied (personnellement je n’en ai jamais utilisé)
    • Réflecteur (très utile pour les photos de couple)
    • Gris neutre pour la balance des blancs. (pourquoi pas, mais si vous travaillez en Raw, c’est inutile)
    • Autres accessoires qui pourraient être intégrés dans une prise de vue comme un parapluie blanc, si le temps est à la pluie.
  • Le cas particulier du flash.
    • C’est le point capital, car sans flash puissant, il vous sera est difficile de réussir votre reportage. Les intérieurs immenses et sombres comme les églises, le besoin de profondeur de champs, les contre-jours extérieurs, les ombres trop prononcées, toutes ces photos auront besoin d’un complément de lumière. Le flash intégré à votre boîtier ne suffira pas. (C’est peut-être le moment de « troquer » votre reportage contre un flash puissant)
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Le déroulement du reportage
Le fil conducteur du reportage est constitué de nombreuses étapes dont vous devez avoir connaissance pour estimer votre temps de prise de vue.

  1. Préparatif de la mariée au domicile (env. 30 minutes)
  2. Remise du bouquet par le marié et premiers portraits du couple (env. 15 minutes)

    Soyez discret

  3. Mariage civil à la mairie. Une cérémonie rapide qui dure entre 20 et 30 minutes. Dans les villages la mairie se situe juste avant la cérémonie religieuse. Dans les grandes villes, c’est très souvent le matin, quelques fois la veille. Les photos à prévoir sont : l’arrivée, l’assemblée, les mariés devant le maire, la remise du livret de famille, les signatures, la sortie.
  4. Cortège entre la mairie et l’église du village
  5. Mariage religieux à l’église (env. 1 heure – voir les détails dans paragraphe suivant)
  6. Photo de groupe (groupe complet de tous les invités) selon les possibilités techniques. Il peut arriver que le lieu où se déroule le vin d’honneur se prête mieux à cette prise de vue (env. 30 minutes)
  7. Photo des mini-groupes (famille proche, cousins, amis, grand-parents, etc.) Il est nécessaire d’avoir une liste des groupes à faire et quelqu’un  pour gérer le placement  des personnes (env. 30 minutes)
  8. Prises de vue rapprochées (bouquet, alliance etc.)
  9. Vin d’honneur (durée environ 2 à 3 heures)
  10. Photos du couple et portraits. (voir détails ci-dessous)
  11. Soirée
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Le cas spécifique de la cérémonie religieuse
Quel que soit la cérémonie religieuse, il est important de se présenter à l’officiant religieux afin qu’il vous identifie comme étant le photographe de la cérémonie. Il acceptera plus facilement vos déplacements. Il peut même vous aider en vous conviant, le moment venu, à vous rapprocher des mariés (passage des alliances). Profitez de ce contact pour lui demander quelles parties de la cérémonie ne doivent pas être photographiées. Enfin,  ne prévoyez de vous asseoir avec les invités, vous devez rester sur le coté, près à intervenir.

Voici une check-list des photos que vous devez faire :

  • Les entrées :
    • L’entrée du marié
    • L’entrée de la mariée
    • L’arrivée de la mariée près de son futur mari
  • Les plans d’ensemble et vue générale (avant que la cérémonie ne commence) :
    • Plusieurs photos de l’assemblée, coté droit et coté gauche
    • Les photos du premier rang
    • Plusieurs photos des mariés dans le cadre général
    • Si l’endroit dispose d’une mezzanine accessible, montez-y sans bruit et effectuez une vue générale sans flash.
  • La bénédiction et le passage des alliances :
    • Plusieurs photos avec les mariés entourés des témoins
    • La bénédiction
    • le passage des alliances
  • Les signatures :
    • Signature des mariés
    • Signature des témoins
    • Ici aussi, vous pouvez refaire des photos de l’assistance
  • La sortie :
    • Préparez-vous pour les photos de sortie.
    • Photos des mariés avec l’officiant religieux.
    • Photo de la sortie
    • Photo sur le perron
    • Saisir l’instant avec le lancé de riz ou de fleurs.
    • Premières photos de groupe avec la famille proche

Note : La sortie constitue le moment ou l’on peut réaliser les plus beaux instantanés. N’hésitez pas à utiliser le mode rafale.

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Les photos de couple
C’est à la fois le point le plus important et le plus difficile à organiser le jour du mariage car vous devrez gérer un certain nombre de contraintes :

Le choix de l’heure est primordial

  1. Trouver un parc ou un endroit à proximité permettant de réaliser ces photos.
  2. En fonction de la saison, choisir un horaire compatible avec une bonne lumière et la disponibilité des mariés. Ils devront s’absenter environ 1 heure. (souvent durant le vin d’honneur)
  3. Éviter que beaucoup de personnes ne viennent à cette séance.
  4. Ne pas oublier les enfants d’honneur.
  5. Scruter la météo.

Pour toutes ces raisons, de plus en plus de couples décident de déplacer une partie de ces photos vers un autre jour de la semaine suivante. En raison du maquillage et de la coiffure, les portraits seront réalisés le jour même. 

Mais pour les photos du couple seul, les différer sur une autre journée offre de multiples avantages :

Proposez de l’originalité  avec une journée  dédiée aux photos du couple.

  1. Pouvoir choisir un lieu plus approprié même s’il est éloigné comme un bord de mer, un jardin privé exceptionnel, un secteur montagneux, etc.
  2. Choisir l’heure pour bénéficier de la meilleure lumière.
  3. Avoir la météo de son coté.
  4. Être seul avec le couple.
  5. Ne pas avoir peur de salir la robe de la mariée.
  6. Pouvoir faire des photos exceptionnelles comme des mariés courant dans l’eau, le long d’une plage.

S’ils sont d’accord, les mariés remettront sans difficulté leurs habits de cérémonie.

Présenter les photos lors de la soirée.
Depuis quelques années, Internet offre de multiples possibilités pour présenter, partager ou vendre ses photos. Personnellement, bien qu’ayant beaucoup utilisé ce mode de présentation dans le passé, je trouve la présentation des photos le soir un peu dépassé, plus dans l’ère du temps.

Maintenant, il ne vous reste plus qu’à réussir les photos de ce reportage ou si la responsabilité vous semble trop importante, passer la main à un photographe professionnel.

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Jean-Claude

(respectez les droits d’auteur)
Copyright mai 2017 – Copie des textes et des images est interdit sans l’autorisation de l’auteur.
Sources : Pour des raisons de confidentialité et respect de la vie privée, les photos présentées dans cet article ne sont les miennes mais proviennent du site Pixabay et sont libres de droit.

 

 

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Octobre 1999 : Mon premier article technique sur les capteurs CCD

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Octobre 1999, nous étions à l’aube de la révolution numérique, à un moment où les photographes se posaient beaucoup de questions.

Responsable formation chez Noritsu, un acteur majeur dans l’industrie de la photographie, j’écris mon premier article sur la photo numérique à propos des capteurs CCD

Une grande partie de ce document est encore d’actualité. L’introduction se trouve sur la page 1 de la Newletter ci dessous, le reste de l’article sur la page 6.

 Les images sont en hautes résolutions, vous pouvez les télécharger.

Vous pouvez aussi télécharger la newletter complète au format Pdf : ici

Jean-Claude

(respectez les droits d’auteur)
Copyright juin 2017 – Copie des textes et des images est interdit sans l’autorisation de l’auteur.

 

 

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Comment corriger les couleurs d’une photo ?

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Cet article a été écrit pour 3 niveaux de compétence :
Niveau 1 – Débutant : des solutions simples
Niveau 2 – Confirmé : comment effectuer les corrections ?
Niveau 3 – Expert : espaces couleurs & chaîne de production chromatique
Note de l’auteur : Cet article demande quelques connaissances et n’est pas vraiment destiné aux débutants. Néanmoins, ils pourront trouver à la rubrique « Niveau 1 » une série de conseils simples à mettre en place pour améliorer la qualité couleur des photos.

Introduction

Intervenir sur l’équilibre chromatique d’une photo est souvent un véritable casse-tête y compris pour les professionnels car la perception de la couleur par l’œil humain est très subjective. Par ailleurs, le sujet comporte des éléments très techniques : Espace couleurs, profils, couleurs primaires et complémentaires, calibration d’une chaîne chromatique, etc. La liste est longue. Excepté une initiation aux espaces couleurs, je ne rentrerai pas ici dans la partie professionnelle. Espaces, profils et calibrations feront l’objet d’un autre article.

Quelques bases techniques

De quelles couleurs parlent-on ?
Nous avons à notre disposition 6 couleurs pour effectuer une correction sur une photo. Elles se répartissent en 2 groupes :

  1. Les couleurs primaires : le rouge, le vert et le bleu qui sont les couleurs de base. Elles composent la lumière naturelle (provenant du soleil) à part égale : 33.33 %. Additionnées, elles forment la lumière blanche.
  2. Les couleurs complémentaires : le cyan, le magenta et le jaune proviennent de l’addition de 2 couleurs primaires.

    Schéma 1 : Couleurs primaires et complémentaires

    Ces trois couleurs additionnées forment en théorie une lumière noire. En pratique, si on superpose 3 filtres de densité identique, on obtiendra plutôt un gris très foncé.

Le schéma (1) ci-contre est important. Téléchargez-le et gardez le toujours sous la main. Très utile, il vous permettra de :

  1. Bien identifier les couleurs, principalement deux d’entre elles :
    • Le magenta qui n’est pas visible dans la nature et donc difficile à reconnaître.
    • Le cyan qui peut être facilement confondu avec le bleu ou le vert.
  2. Établir la relation entre la couleur primaire et sa complémentaire, un élément fondamental de la correction couleurs.

Des couleurs qui s’additionnent.
Deux couleurs d’un même groupe s’additionnent pour former une autre des six couleurs, comme expliqué ci-dessous :

  1. Dans le groupe des primaires, 2 couleurs forment 1 complémentaire
    • rouge + bleu = magenta
    • rouge + vert = jaune
    • bleu + vert = cyan
  2. Dans le groupe des complémentaires, 2 couleurs forment 1 primaire
    • jaune + magenta = rouge
    • jaune + cyan = vert
    • magenta + cyan = bleu

Schéma 2 (gauche) : rouge + vert = jaune
Schéma 3 (droite) : cyan + Jaune = vert

Les schémas ci-dessus (2 & 3) montrent que cette règle est très facile à retenir : l’addition de 2 couleurs d’un même groupe forme la couleur opposée à la troisième couleur, d’où l’intérêt de toujours se référer au schéma (1) pour s’en rappeler.

Quelles sont les bases d’une correction couleur ?
La couleur primaire et sa complémentaire sont indissociables. Ces deux couleurs deviennent une sorte une ligne de correction qui fonctionne de la manière suivante :

  1. Ligne de correction rouge / cyan
    • Si vous enlevez trop de rouge sur une photo, celle-ci deviendra cyan. (Enlever du rouge équivaut à ajouter du cyan)
    • Si vous enlevez trop de cyan, elle deviendra rouge. (Enlever du cyan équivaut à ajouter du rouge)
  2. Lignes de correction vert / magenta & bleu / jaune
    • Même mécanisme que ci-dessus

D’où viennent les dominantes ?
Les dominantes peuvent avoir de très nombreuses origines. Les plus courantes sont :

  • L’éclairage du sujet : c’est un des éléments le plus important, source de 80% des dominantes. Elles proviennent de la composition de la lumière qui diffère suivant le lieu et l’heure de la prise de vue. Imaginons que vous éclairiez une pièce avec une lampe rouge. Votre photo sera rouge, c’est une évidence et vous vous attendez à ce résultat, tout comme une dominante jaune orange, issue d’un coucher de soleil. En réalité ce phénomène est permanent. Paysage ensoleillé, nuageux, brumeux, lampe led, toutes ces situations ont des influences chromatiques mais qui sont largement compensées par l’œil. Les appareils photo ne font pas cette compensation, ce qui génère les dominantes. C’est le domaine de la température de couleur et de la balance des blancs.
  • Le type de sujet : quelques fois, selon les sujets et la qualité du matériel, lorsqu’une couleur occupe un espace trop important sur une photo, une dominante apparaît. Il s’agit de la couleur opposée, comme par exemple du magenta pour une pelouse verte, du jaune pour un ciel bleu, du bleu pour un champ de blé. (Voir schéma 1).
  • Le réglage de l’appareil : notamment si la balance des blancs ne correspond pas à l’éclairage de votre sujet.
  • L’écran ou l’imprimante utilisée.

Schéma 4
(B = bleu) (V = vert)
(R = rouge) (J = jaune)
(C = cyan) (M = magenta)

Identifier les dominantes
Les professionnels sont capables, après des années d’expérience, de déterminer au simple coup d’œil la composition exacte d’une dominante, par exemple bleu / magenta, rouge / jaune, etc. Mais pour le grand public, c’est loin d’être simple.

C’est la raison pour laquelle j’ai créé ce nuancier. Il vous permet d’établir la relation entre une dominante et les couleurs qui la composent ; Il représente toutes les possibilités.
La dominante peut être constituée d’une seule couleur ou de deux. Dans ce dernier cas, il s’agit toujours d’une primaire et d’une complémentaire.

Les dominantes sont au nombre de 12. Pour une question de présentation, le nuancier en compte 18 couleurs mais 6 d’entre elles sont en double.

Pour chacune de ces dominantes, il existe 255 densités différentes mais une fois que la dominante est trouvée, la densité est facile à gérer.

 

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Niveau 1 : Débutant
Des solutions simples

Pour les débutants, les solutions les plus simples se trouvent dans l’appareil photo. La première chose à vérifier est la balance des blancs qui doit correspondre à l’éclairage du sujet. (Voir « éclairage du sujet ») Dans un premier temps, laissez ce réglage sur « auto ». Si vous n’êtes pas satisfait, choisissez parmi la liste un paramètre qui corresponde mieux au sujet: lumière naturelle, nuageux, tungstène, fluo, etc.

Les appareils proposent aussi, sous la rubrique effets spéciaux, des fonctions intéressantes comme couleurs éclatantes ou ton chair. Pour savoir si ces fonctions ont un intérêt pour vous, prenez le temps d’effectuer plusieurs photos du même sujet avec des réglages différents, puis choisissez celui qui vous convient.

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 Niveau 2 : Confirmé
Comment effectuer les corrections

La correction couleur d’une photo se fait très souvent avec un logiciel de retouche, notamment si le format Raw est utilisé. La plupart des logiciels proposent des modes faciles à utiliser sous forme de curseurs ou de courbes. Mais avant de se lancer dans cet exercice, il est nécessaire d’effectuer au préalable deux réglages :

  • La densité : diminuer ou augmenter la densité d’une photo c’est aussi diminuer ou augmenter la densité d’une dominante. Il arrive souvent qu’une dominante disparaisse en éclaircissant le photo.
  • Le contraste : en augmentant le contraste, on diminue la dominante. Les couleurs très saturées ont peu de dominante, contrairement à une image plus grise qui sera beaucoup plus sensible à la variation de couleurs.

Une fois cette étape réalisée, effectuez les corrections couleurs en suivant la méthode présentée sur le schéma ci dessous (4).

Il suffit d’agir sur la  courbe ou le curseur correspondant à la bonne couleur. 
Double cliquez sur l’image pour l’agrandir

 

Vous pouvez intervenir sur 1 ou 2 couleurs à la fois, jamais sur 3 car cela crée de la densité. Si vous intervenez sur 2 couleurs, ce sera automatiquement une primaire et une autre complémentaire. Vous devez commencer par identifier la dominante grâce au nuancier (schéma 4) : imaginons que votre dominante corresponde à la couleur B+C (bleu + cyan), la correction se fera de la manière suivante :

  • Etape 1 : utiliser la ligne de correction bleu/jaune pour enlever le bleu (ou ajouter du jaune) jusqu’à l’obtention du cyan,
  • Etape 2 : utiliser la ligne de correction rouge/cyan pour enlever le cyan (ou ajouter du rouge).

Enlevez une très faible quantité à la fois et si ce n’est pas suffisant, recommencez. De cette manière, si votre dominante est composée de 2 couleurs, la seconde apparaîtra naturellement. Vous agirez alors sur celle-ci. Si vous enlevez une quantité trop importante,vous basculerez sur une autre couleur et vous ne saurez plus quoi faire.

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Niveau 3 : Expert 
espaces couleurs et chaîne de production chromatique

Espaces couleurs
En photographie numérique, les espaces couleurs jouent un rôle important. Ils sont très nombreux, les grands standards étant : RVB, sRVB, CMJN, Adobe 98 et Prophoto RVB Selon la manière dont l’espace est utilisé, il peut soit améliorer une image, soit la détériorer.

Ce thème nécessite l’écriture d’un article beaucoup complet. En attendant et sans entrer dans les détails, essayons de définir ce qu’est un espace couleurs et d’expliquer son fonctionnement.

Si on fait un parallèle, on peut dire que l’espace couleur c’est un peu comme un appartement, il y en a des petits et des grands. Si vous décidez de déménager d’un petit vers un grand, vous pourrez emmener vos affaires, toutes trouveront une place dans le nouvel appartement. Par contre, si vous faites le contraire, vous allez devoir vous séparer de certaines d’entre elles.

Les espaces couleurs  ont différentes tailles et restituent une gamme couleurs plus ou moins importante. Si vous changez l’espace couleurs d’une photo pour aller vers un plus grand, la photo ne subira aucune modification car toutes les couleurs trouveront leurs places dans le nouvel espace. Mais attention, le contraire aura de graves conséquences. Placer une photo dans un espace plus petit provoquera* la suppression de certaines couleurs.

*Si, bien sûr, vous enregistrez le fichier, d’où l’intérêt de toujours garder une copie.

Si on classe du plus petit au plus grand, les espaces cités plus haut on obtient la liste suivante :

>>> Espaces couleurs classés du plus petit au plus grand >>>

Ci dessous, vous trouverez l’influence de chaque espace sur une seule et même photo.

De gauche à droite : CIE RVB — CMJN — sRVB — ADOBE 98
Les points notés en rouge sont très représentatifs des écarts de couleurs
Double cliquez sur l’image pour l’agrandir

Le nombre de couleurs d’un espace est inversement proportionnel à son contraste. Adobe est l’un des plus grand, c’est pour cette raison que les dégradés sont meilleurs.

Les espaces couleurs :
– CIE RVB est un ancien espace, créé en 1931. Destiné à la photo, il est très contrasté car il comporte une gamme couleurs peu importante.
– CMJN est l’espace dédié à l’imprimerie. Les nuances sont là, mais on perd en saturation car il est strictement impossible d’imprimer une image avec une qualité de papier photo.
– sRVB est, aujourd’hui, l’espace standard. On le trouve sur tous les matériels du marché, de l’appareil photo à l’imprimante en passant par l’écran.
– Adobe 98, comme son nom l’indique, est l’espace couleurs créé par Adobe. C’est un des plus grands espaces.
– Prophoto RVB est un espace professionnel

Beaucoup d’appareils photo experts ou professionnels proposent plusieurs espaces comme sRVB ou Adobe 98. On peut être tenté de toujours utiliser les plus grands mais il faut savoir qu’en dehors des outils professionnels, la plupart des matériels, comme les imprimantes ou les écrans sont en sRVB.

Chaîne de production chromatique
Dans la phase de fabrication d’une photo, chaque étape influence de manière plus au moins importante l’équilibre chromatique de celle-ci. L’ensemble de ces étapes constitue la chaîne  suivante :
Éclairage du sujet >> Type de sujet >> Qualité optique >> Qualité du capteur >> Firmware >> Réglage de l’appareil photo >> Processeur de l’ordinateur >> Qualité de l’écran >> Réglage de l’imprimante >> Qualité du papier photo

Tous ces éléments bénéficient de solutions appropriées :

  1. Éclairage du sujet :
    • Sur l’appareil photo, la balance des blancs doit correspondre à l’éclairage du sujet.
  2. Type de sujet :
    • Réglage au cas par cas, via un logiciel de retouche.
  3. Qualité optique — Qualité du capteur – Firmware :
    • C’est le domaine du professionnel via la création d’un profil. Le cas échéant, un réglage permanent peut être effectué avec un logiciel de retouche.
  4. Réglage de l’appareil photo :
    • Initialiser le réglage de l’appareil
  5. Processeur de l’ordinateur — Qualité de l’écran :
    • Affichez un gris neutre* pour estimer la dominante et vérifiez que l’espace couleurs de l’écran est bien un sRVB. Si malgré tout, votre écran présente une dominante, voir les possibilités de réglage dans le menu de celui-ci. Les professionnels créeront un profil.
  6. Réglage de l’imprimante — Qualité du papier photo
    • Comme pour l’écran, imprimez un gris neutre* puis effectuez une correction sur votre logiciel de retouche. Cette correction sera appliquée chaque fois que cette sortie sera utilisée
Réalisé avec un logiciel de retouche. Vous pouvez aussi le télécharger ici

Une solution ultra simple consiste à calibrer la chaîne complète en comparant l’entrée (la photographie d’un gris neutre à 18%*) et la sortie (la visualisation écran ou papier). Cette méthode permet d’évaluer l’écart couleur pour le corriger avec un logiciel de retouche.

*Un accessoire utile qui coûte à peine une dizaine d’euros. Photoshop propose l’outil Infos pour contrôler l’équilibre d’un gris à l’écran.
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 Note : A venir un article beaucoup plus complet sur la calibration d’une chaîne de production : Espaces couleurs, profils, calibration

Jean-Claude ROMON

(respectez les droits d’auteur)
Copyright mars 2017 –Copie des textes et des images est interdit sans l’autorisation de l’auteur.
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Comment gérer une photothèque sans logiciel de catalogage

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Cet article a été écrit pour  2 niveaux de compétence : les débutants et les confirmés. Il est probable que pour les experts et les professionnels l’archivage des photos ne soit plus un problème.

Introduction

Beaucoup d’entre vous ont probablement solutionné le mode d’archivage de leurs centaines ou milliers de photos. Mais pour d’autres, tout reste à faire. Voici une méthode simple et efficace qui ne demande aucun logiciel spécifique, juste Windows.

J’ai actuellement  25 520 photos sur mon disque dur et pendant longtemps, j’ai cherché une méthode qui me permettait de mettre en place certaines règles :

  1. Ne rien jeter.
  2. Retrouver une photo très rapidement.
  3. Retrouver une date ou une période sans devoir ouvrir les propriétés.
  4. Retrouver un contexte.
  5. Retrouver un lieu.

Aujourd’hui, je retrouve une photo en quelques minutes grâce à une méthode simple, efficace et qui ne demande aucun logiciel de catalogage, uniquement l’explorateur Windows.

Je dois préciser, en tant que professionnel, je réalise toutes mes prises de vue au format Raw.  J’ai aussi besoin de retrouver une image très rapidement sans passer par un logiciel de catalogage. Pour ces raisons, toutes mes photos sont réalisées et stockées en double format Raw+Jpeg :

  1. Le Raw* est un fichier source, non modifié, (un peu comme un négatif argentique) qui me permet de finaliser une photo, comme on le faisait en photo argentique, dans un laboratoire. 
  2. Le fichier Jpeg me permet d’accéder à ma photothèque sans devoir passer par un logiciel de catalogage comme Lightroom.  C’est cette partie qui a justifié, l’organisation que j’ai mis en place.

Dernier point, je ne souhaite pas renommer mes fichiers, pour deux raisons :

  • La numérotation est un excellent indicateur sur la chronologie des prises de vue, sans erreur possible.
  • Renommer deux fichiers Raw + Jpeg portant le même numéro, c’est prendre un risque important sur la perte du lien (le numéro) entre les deux fichiers.

Mon expérience de formateur et de support technique m’a montré qu’il faut limiter au maximum l’intervention humaine car elle génère beaucoup plus d’erreurs qu’on ne le pense.

*Je reviendrai plus tard sur l’intérêt d’utiliser un fichier Raw

La méthode

 Je vous la détaille ci-dessous, et j’espère qu’elle vous donnera quelques idées pour gérer votre photothèque personnelle :

La méthode ne repose que sur le déploiement de 3 répertoires pour éviter de devoir cliquer sur de nombreux dossiers qui vont créer une sorte de labyrinthe dans lequel on aura du mal à retrouver ses photos.

Les répertoires sont les suivants :

  1. L’année de prise de vue : Toutes les photos sont classées année par année
  2. La date exacte : afin d’avoir un classement chronologique, la date est écrite au format anglais : Année / Mois / Jour. Le sujet est ajouté à la date, ce qui permet d’avoir plusieurs thèmes par jour.
  3. Lorsque un thème englobe plusieurs jours, comme les vacances, un sous répertoire est créé avec le nom du lieu.

Si je n’ai pas le temps d’effectuer le tri, je crée un répertoire  [00 00 00 à classer]. Si le thème représente des prises de vue qui sont faites tout au long de l’année,  comme la broderie,  je crée un autre répertoire [00 00 00 broderie]. Ces deux répertoires se retrouvent automatiquement au début de la liste.

Voila donc une méthode d’archivage très simple que j’utilise depuis plusieurs années. Peut-être trouverez-vous dans cette méthode quelques idées pour construire ou simplement améliorer votre archivage.

Jean Claude ROMON

 

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Photo déco : utilisez la pose longue

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Cet article a été écrit pour 3 niveaux de compétence :
Niveau 1 – Débutant : prérequis et méthode avec un matériel d’entrée de gamme
Niveau – Confirmé : exploitez les capacités techniques
Niveau Expert et Pro : n’oubliez pas les réflecteurs

Introduction

La principale difficulté que l’on rencontre lors d’une prise de vue en intérieur est le manque de lumière. La plupart des personnes compense alors ce problème en utilisant le flash ou la lumière artificielle. Ce n’est pas une bonne solution : la lumière naturelle  est préférable car elle produit un éclairage d’une grande qualité.

Dans l’exemple ci dessous (1),  la lumière naturelle apporte le modelé. Les ombres et hautes lumières mettent en valeur ces cloches en verre, un sujet qui est particulièrement difficile à photographier.  Ce style de photo demande une bonne composition, une netteté correcte, une bonne définition, mais surtout et c’est là l’essentiel, une belle lumière. 

Si vous avez un pied photo, cette photo est très simple à réaliser.

(1) L’appareil a été posé sur un pied, ce qui a permit un temps d’exposition de 2 secondes. Pour obtenir un ensemble net, l’ouverture a été réglée à F/16. La sensibilté Iso est à 200

Flash et lumière artificielle : déconseillés

Comme on le voit sur le comparatif  ci-dessous (2), une photo à main levée avec un flash ou une lumière artificielle pose plusieurs problèmes :

  1. La netteté complète de la « déco » ne peut pas être obtenue du fait de l’ouverture  trop grande du diaphragme.
  2. Les reflets sur les cloches sont difficiles à gérer. Le flash en créera de nouveaux.
  3. Le flash, lorsqu’il est seul, donne une lumière trop directe. Il écrase toutes les ombres qui font toute la qualité d’une prise de vue en lumière naturelle.
  4. La lumière artificielle donnera une dominante jaune orangé ainsi qu’une répartition de lumière pas toujours correcte.

Chaque source de lumière donne un résultat très différent des deux autres.

Le pied photo

Pour un investissement de quelques dizaines d’euros, le pied photo vous ouvrira de nouveaux horizons, notamment pour les photos  réalisées en intérieur.

  • Le premier avantage, c’est le cadrage. Une fois l’appareil fixé sur le pied, il est très facile d’améliorer le cadrage et son éclairage en changeant de place les éléments.

(3) Ici l’appareil est à 50 cm du sujet. A cette distance la profondeur de champ est très réduite. Seule, une ouverture à F/16 permet une netteté correcte.

  • Le deuxième avantage est de pouvoir faire une séquence de prises de vue, par exemple à toute les ouvertures (3), pour obtenir la meilleure profondeur de champ.
  • Enfin, c’est le seul moyen d’exploiter la lumière naturelle grâce à une pose longue.

En photographie, un temps de pose*  long est très souvent utilisé pour créer des effets sur les rivières, les cascades, les filés de lumière ou instaurer une impression de brume. On oublie que la pose longue est avant tout une solution pour les prises de vue en faible lumière.

*Petit mémo sur le temps de pose : il existe trois types de temps d’exposition :
– Les temps de pose classiques : ce sont ceux qui permettent de faire une photo à main levé : au delà du 1/30ème de seconde
– Les vitesses lentes qui nécessitent de stabiliser l’appareil photo : entre 1/2 seconde et 1/30ème de seconde
– La pose longue : de 1 seconde à plusieurs heures. Exige l’utilisation d’un pied photo
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Niveau 1 : Débutant
Prérequis et méthode avec un matériel d’entrée de gamme

Sur le principe, la méthode de prise de vue est extrêmement simple : fermer au maximum son diaphragme pour poser le plus longtemps possible, tout en réglant la sensibilité Iso au minimum. L’appareil gère automatiquement l’exposition.
Nul besoin d’avoir du matériel professionnel mais un minimum s’impose. Votre appareil doit pouvoir vous proposer le mode « priorité diaphragme » et un temps de pose de plusieurs secondes. Malheureusement, la plupart des appareils d’entrée de gamme ne propose pas ces fonctions. En revanche il peut vous proposer une fonction « utiliser un trépied ». (voir dans le menu de l’appareil photo)

Rien de vous empêche alors d’essayer ce type de prise de vue en utilisant la méthode suivante :

  1. Activez la fonction « utiliser un trépied » sur votre appareil photo.
  2. Réglez la sensibilité au minimum, (100 ou 200 Iso).
  3. Coupez le flash.
  4. Fixez votre appareil sur un trépied ou mini-pied de table.
  5. Cadrez, au besoin déplacez les éléments pour améliorer l’éclairage.
  6. Déclenchez en prenant soin de ne pas bouger l’appareil.
  7. Laisser s’effectuer l’exposition automatique.

Quelques tests sont généralement nécessaires pour maîtriser la technique.

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 Niveau 2 : Confirmé
Exploitez les capacités techniques

 

Le mode priorité diaphragme
Ce mode est indispensable pour effectuer des prises de vue en utilisant des poses de plusieurs secondes

Les appareils de milieu de gamme proposent différents modes de prise de vue via une molette de sélection qui se trouve très souvent au dessus du boitier. Mais les acronymes utilisés ne sont pas toujours identiques, chaque fabricant ayant les siens.

Schéma 4

Ici par exemple (4), pour les 4 fonctions de base ( Program, Priorité Vitesse, Priorité diaphragme, Manuel), Canon propose respectivement P, Tv, Av, M, alors que Panasonic utilise P, S, A, M.

Pour ces deux marques, c’est le sigle AV ou A (Aperture value) qui définie le mode Priorité diaphragme. Pour les autres marques,  il est nécessaire de consulter le manuel.

(5) Mise au point manuelle du Fuji x100

Mise au point manuelle
Si vous en avez la possibilité, mieux vaut utiliser la mise au point manuelle en coupant l’autofocus. Dans ce mode, l’appareil photo doit vous proposer un menu similaire au schéma 5. La profondeur de champ est affiché de manière précise (ici en jaune). De cette manière vous pourrez gérer votre profondeur de champ en modifiant votre diaphragme.

 

Voici la méthode complète pour réaliser la prise de vue.

1. Activez la fonction « priorité diaphragme ».
2. Réglez la sensibilité au minimum, (100 ou 200 Iso).
3. Coupez le flash.
4. Coupez l’autofocus.
5. Fixez votre appareil sur un trépied.
6. Réglez manuellement la mise au point en adaptant l’ouverture à la profondeur de champ voulue. Au besoin mesurez la distance entre l’appareil et le sujet, ainsi que la partie que vous souhaitez nette.
7. Déclenchez en prenant soin de ne pas bouger l’appareil ou (utilisez un déclencheur souple)
8. Laissez s’effectuer l’exposition automatique.

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Niveau 3 : Expert et pro
N’oubliez pas les réflecteurs

Réflecteurs de lumière Neewer

Le réflecteur est un accessoire très utile. Il vous permettra de créer très simplement une source de lumière ponctuelle. Celle-ci éclairera les ombres et remplacera un flash qui émettrait une lumière différente.

Le réflecteur sera installé à l’opposé de la source lumineuse et dirigé vers le sujet. Pour les photos « déco », il sera placé au  plus près du sujet. C’est la raison pour laquelle il ne doit pas être trop grand (50 à 70 cm), sinon la diffusion risque d’être beaucoup trop large. Le réflecteur doit uniquement adoucir les ombres.

Dans notre cas, l’appareil photo étant posé sur un trépied, on pourra le maintenir très facilement durant l’exposition.

Vous pouvez utiliser beaucoup de matériaux pour fabriquer votre réflecteur, Polystyrène, feuille cartonnée blanche, papier aluminium. Vous pouvez aussi vous équiper pour une vingtaine d’euros d’une série de différents réflecteurs, mais attention à la dimension.

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Jean-Claude ROMON

(respectez les droits d’auteur)
Copyright février 2017 –Copie des textes et des images est interdit sans l’autorisation de l’auteur.
Sources :
C
anon France  http://www.canon.fr
Panasonic  http://www.panasonic.com/fr/
N
eewer : http://www.neewer.com/
F
uji x100 :  http://www.finepix-x100.com/fr
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