Argentiques : les bases du tirage couleurs

C’était comment avant ?

A l’ère de la photo numérique, cet article décrit des méthodes de travail qui pourraient paraître hors du temps. Certains y trouveront peut-être quelques bases de travail, beaucoup mesureront l’étendu de la révolution numérique dans l’univers de la photographie.

Effectuer des tirages couleurs
sur un agrandisseur

Les bases techniques
L’opération de tirage couleurs consiste à réaliser une impression en projetant l’image d’un négatif sur un papier disposant de plusieurs couches sensibles. Les  papiers destinés au tirage des négatifs couleurs sont constitués, comme les films, de 3 couches sensibles superposées, chacune d’entre elles contenant les formateurs de colorants Jaune, Magenta et Cyan. Ces couches sont respectivement sensibles au Bleu, Vert et Rouge. Grâce à ces 3 images monochromes superposées, le papier impressionné restitue les couleurs par simple développement chromogène.

L’opération de tirage couleurs consiste à réaliser une impression en projetant l’image d’un négatif sur un papier disposant de plusieurs couches sensibles

Les  papiers destinés au tirage des négatifs couleurs sont constitués, comme les films, de 3 couches sensibles superposées, chacune d’entre elles contenant les formateurs de colorants Jaune, Magenta et Cyan.

Ces couches sont respectivement sensibles au Bleu, Vert et Rouge. Grâce à ces 3 images monochromes superposées, le papier impressionné restitue les couleurs par simple développement chromogène.

En pratique
Pour réaliser un tirage correct, quelque soit le type de négatif utilisé, la composition de la lumière doit être corrigée pour chaque image de manière que tous les déséquilibres chromatiques soient automatiquement compensés.

Prenons un exemple avec la couleur Bleu réfléchie par un sujet. Celle-ci va former sur le négatif une image Jaune. Lors de sa projection sur le papier, celle-ci va impressionner les couches sensibles aux lumières Verte et Rouge (Jaune = Vert + Rouge). Lors du traitement chromogène, ces deux couches forment alors les colorants Magenta et Cyan. La superposition de ces deux images colorées reconstitue la couleur Bleu du sujet original (Bleu = Magenta + Cyan).

Par ailleurs, chaque densité et teinte du négatif donnent sur le papier une plage de couleur complémentaire et de densité opposée. Par exemple :

  • Une plage Vert clair du négatif se traduit sur le papier par du Magenta foncé.
  • Une plage Jaune sombre donnera sur le papier un Bleu clair.
La couleur (orange) du masque varie selon la marque ou le type de film utilisée.
C’est une des raisons, d’un film à l’autre, pour laquelle les filtrages de base changent.

Théoriquement, il suffirait de projeter l’image du négatif sur le papier puis d’effectuer le développement chromogène pour obtenir une épreuve correcte. En pratique, ce n’est pas possible car les négatifs, émulsions papier et traitements chimie présentent des caractéristiques chromatiques très différentes. Les couleurs du négatif sont difficiles à apprécier à l’œil car les films possèdent un masque rouge orangé. Il est donc toujours nécessaire de filtrer la source lumineuse pour obtenir un tirage correct.

Le principe de fonctionnement.

Les méthodes
Pour gérer le filtrage lors du tirage papier, deux méthodes peuvent être utilisées :

  1. La méthode « additive » qui utilise les trois filtres de couleurs primaires Bleu, Vert ou Rouge. Ils agissent sélectivement sur chacune des trois couches sensibles du papier (respectivement Jaune, Magenta et Cyan). En pratique, le papier est exposé en trois poses successives à travers chacun de ces filtres. En variant le temps de chacune des trois poses, on peut obtenir une épreuve aux couleurs équilibrées.
  2. La méthode « soustractive » qui utilise les filtres de couleurs complémentaires Jaune, Magenta et Cyan. Ceux-ci vont se placer, simultanément, dans le faisceau lumineux entre la lampe et le papier, ce qui a pour effet de colorer la lumière. La correction couleurs va se faire en modifiant la position d’un ou deux filtres. Ici le papier n’est exposé qu’une seule fois.

En pratique
Il existe plusieurs systèmes pour effectuer un tirage couleurs :

  • Les systèmes automatiques (tireuse laboratoire de façonnage)
  • Les interfaces électroniques simplifient grandement le processus de correction, celles-ci calculant automatiquement toutes modifications du filtrage. Les systèmes sont très différents selon les constructeurs.

Voici deux exemples de fonctionnement de tireuses électroniques, mais il en existe bien d’autre.

  1. En mode additif, celles-ci sont équipée d’une lampe et de 3 filtres motorisés (Bleu, Vert et Rouge). L’interface électronique gère les cellules qui analysent la composition couleurs du faisceau et ainsi permettent de gérer le temps durant lequel les filtres restent dans le faisceau lumineux. L’exposition commence sans filtre, puis le filtre Bleu et Vert (ou inversement) entrent dans le faisceau pour effectuer la correction couleurs enfin le filtre Cyan coupe l’exposition et finalise la densité.
  2. En mode soustractif, chaque faisceau lumineux traverse un des trois filtres Jaune, Magenta ou Cyan. Ces derniers sont ensuite mélangés dans un miroir pour former la lumière nécessaire à la réalisation du tirage. Les trois lampes s’allument en même temps, la lampe Cyan s’éteint en premier, puis c’est au tour de la lampe Magenta et Jaune, ou inversement. Ici l’interface électronique permet de modifier le temps durant lequel les lampes restent allumées, pour définir densité et corrections couleurs.

Les systèmes manuels (agrandisseur)

Avec un agrandisseur, seule la méthode soustractive est possible. L’agrandisseur doit être muni d’un dispositif de filtrage : un tiroir à filtres ou un système à filtrage continue.

1- Source lumineuse
2- Verre anti-calorique
3- Tiroir porte filtres
4- Miroir 45°
5- Lentille (condenseur)
6- Porte négatif

Tiroir à filtre
Ici on emploie des filtres en gélatine en principe carrés, de 10 cm, de couleur Jaune, Magenta, Cyan, dans toutes les densités disponibles. Un pack de filtres complémentaires complet dispose en principe de 33 filtres dont la progression en densité est de 0,5, 0,10, 0,15, 0,20, 0,25, 0,30, 0,35, 0,40, 0,45, 0,50 et 1,00. Soit au total 33 filtres Jaune, Magenta, Cyan. Si, techniquement, il est possible d’effectuer un tirage couleurs avec ce type d’équipement, en pratique cette méthode est très archaïque, peu précise et donc pas utilisée.

Système à filtrage continu
On privilégiera donc ce type d’agrandisseur. Celui-ci utilise 3 filtres « dichroïques* » en Jaune, Magenta et Cyan. Ce sont en quelques sortes des filtres en verre, montés sur une barre coulissante. Une molette permet de les déplacer dans le faisceau lumineux de manière extrêmement précise. Oméga propose sur son agrandisseur « Super Chromega D » une progression en densité de 0,00 à 1,50 par palier de 0,01.

*Un filtre dichroïque est un filtre qui ne laisse passer qu’une certaine longueur d’onde. Par exemple 577 nm qui correspond à la couleur Jaune. De plus, au fil de temps, ils ne vieillissent pas, leurs caractéristiques techniques n’évoluent pas.

Méthode de travail avec un agrandisseur

Agrandisseur Keiser

Laissons de coté les méthodes de filtrage des systèmes automatiques (dont les procédures de filtrage sont définies par les fabricants) ainsi que celle avec un tiroir à filtres et intéressons nous à celle appliquée aux agrandisseurs équipés de tête de filtrage continue.

Mode de transcription
Avec un système à filtrage continu manuel, on utilise donc des filtres « dichroïques » qui seront combinés entre eux pour donner le filtrage adéquat. En théorie, celui-ci s’exprime de la manière suivante : CC 025 Y –  CC 050 M – CC 000 C

La valeur correspond à une position de filtre dans le faisceau. Ici cela signifie :

  • CC 025 Y : Filtre compensateur de couleur Jaune d’une densité de 0.25.
  • CC 050 M : Filtre compensateur de couleur Magenta d’une densité de 0.50.
  • CC 000 C : Filtre compensateur de couleur Cyan d’une densité de 0.00.

Par convention le filtrage Cyan est toujours à 00 car si trois valeurs sont affichées comme par exemple, CC 055 Y – CC 080 M – CC 010 C,  on génère une densité, (c’est-à-dire un gris neutre), de la valeur du Cyan, soit ici CC 010 C. Mais en pratique, le filtrage se note toujours de la manière suivante : Y025 – M050 – C000.

Agrandisseur Chromega D
Certain constructeur comme Omega, place le Cyan en premier. 

Avec un Chromega (agrandisseur cité plus haut) le niveau des valeurs serait écrite de la manière suivante :  C 000 – Y 025 – M 050. C’est donc à l’opérateur de le retranscrire correctement.

Gestion des corrections couleurs

Voir la formation sur les corrections couleurs

Le filtrage
Travailler sur un filtrage, consiste à équilibrer les couleurs afin qu’elles soient plus proche de la réalité et nécessite de corriger des dominantes. Il va donc être nécessaire d’intégrer des nouvelles valeurs au filtrage de base*, puis de simplifier celui-ci afin d’éviter toute formation de densité puisque la valeur du Cyan doit toujours être à 00.

*On reviendra un peu plus loin sur la manière d’obtenir un filtrage de base.

Les couleurs de base qui composent des dominantes sont au nombre de 6 soit le Bleu, Vert, Rouge, Jaune, Magenta et Cyan. Cela génère un nombre important de dominante, car chacune d’entre elles peut être associée à une autre. Par exemple le Bleu peut être associé :

  • Au Cyan pour former la dominante Bleu / Cyan.
  • Au Magenta pour former la dominante Bleu / Magenta.

Le nombre de dominantes théorique possible est de donc de 12. Mais en réalité ce nombre est beaucoup plus important, car il faut tenir compte de la densité propre à chaque couleur (voir § suivant). La capacité d’un Chromega est de 150² soit 22 500 valeurs de correction.

On se rappellera que :
Un filtre CC Jaune transmet une partie des composantes Verte et Rouge de la lumière blanche et absorbe en partie la composante Bleu.
Un filtre CC Magenta transmet une partie des composantes Bleu et Rouge de la lumière et absorbe en partie la composante Verte.
Un filtre CC Cyan transmet une partie des composantes Bleu et Verte et absorbe en partie la composante Rouge.

La densité
La correction d’un tirage est composée de deux facteurs : La correction couleur et la densité.

Sur un agrandisseur à filtrage continu, une correction s’effectue en déplaçant un ou deux filtres dichroïques dans le faisceau lumineux. Cela a pour effet de modifier la quantité de lumière qui exposera le papier avec pour conséquence une modification de la densité.

Calculer les corrections

Note : La méthode de travail décrite ci-dessous est basée sur l’utilisation d’un agrandisseur Chromega dont la gestion des filtres se fait avec une amplitude de 00 à 150.

Comme on l’a vu plus haut, une correction consiste à ajouter ou enlever certaines couleurs au tirage. Il est important de savoir comment vont se transcrire ces modifications.  Imaginons un filtrage de départ de C 000 – Y 110 – M 085  et regardons comment s’intègrent diverses corrections couleurs.

Correction d’une dominante Bleu de 20 points.
Pour absorber du Bleu on ajoutera du Jaune

Correction d’une dominante Bleu de 20 points.

Correction d’une dominante Verte de 15 points.
Pour absorber du Vert on ajoutera du Magenta

Correction d’une dominante Verte de 15 points.

Correction d’une dominante Rouge de 25 points
Pour absorber du Rouge on ajoutera du Cyan.
Cela va générer une densité générale et donc une perte de luminosité.
Il est donc nécessaire de simplifier le filtrage.

Correction d’une dominante Rouge de 25 points

On retranche à chaque couleur une valeur identique, ici 25 points

On retranche à chaque couleur une valeur identique, ici 25 points

Correction d’une dominante Jaune de 15 points
Pour absorber (enlever) du Jaune on enlèvera du Jaune.

Correction d’une dominante Jaune de 15 points

Correction d’une dominante de 20 points de Bleu et 10 de Cyan 
Ici les choses se compliquent car nous devons travailler sur 2 couleurs simultanément. Le fait d’enlever du Cyan génère une valeur négative, ce qui n’est pas possible puisque sa valeur doit être à 00.

Correction d’une dominante de 20 points de Bleu et 10 de Cyan

La conversion va se faire en ajoutant 10 points de densité.

 La conversion va se faire en ajoutant 10 points de densité.

Les essais

Pour être satisfaisante sur le plan technique une épreuve couleur doit répondre à deux impératifs :

  1. Posséder une densité générale correcte (exposition).
  2. Présenter une balance des couleurs correcte : absence de dominante non désirée (filtrage).

A moins d’employer un intégrateur analyseur extrêmement perfectionné et bien étalonné, on n’obtient pratiquement jamais une épreuve satisfaisante dès le premier essai. Le procédé comporte trop de paramètres variables qui ne sont pas tous connus. (Conditions de prise de vue, type d’objectif de l’appareil photo, marque du film, développement du film, type de lampe de l’agrandisseur, marque du papier photo, type de développement papier, etc.). On doit donc réaliser des essais.

Le principe du filtrage de base
On ne travaille jamais à l’aveugle, c’est-à-dire sans savoir quel va être le premier réglage que l’on va afficher sur l’agrandisseur. On commence toujours avec un filtrage de base qui a été calculé une fois pour toute. Celui-ci va prendre en compte  deux éléments :

  1. Les caractéristiques chromatiques du laboratoire (Agrandisseur, marque du papier, chimie) des éléments qui sont très stable.
  2. La marque du négatif car il y a des différences très importantes d’une marque à l’autre.

Il existe donc un filtrage de base par marque de film. Le filtrage de base s’obtient de la manière suivante :

  1. Choisir un négatif couleur correctement exposé à la lumière du jour, contenant des tons plutôt neutre. Eviter absolument les couleurs très saturées.
  2. Placer le négatif, émulsion vers l’objectif, dans le porte-négatif.
  3. Choisir une filtration de départ arbitraire : par exemple : C000 – Y060 – M025. que vous affichez sur la tête de filtrage.
  4. Faire le cadrage, la mise au point, diaphragmer l’objectif à f/8.
  5. Effectuer un premier bracketing sur le temps de pose, par tranche de 5 secondes. Par exemple 6 bandes de papier exposé à 5, 10, 15, 20, 25 et 30 sec.

Une fois la densité établie, on utilisera le même principe pour supprimer les dominantes. Au final, on aboutira à une base de réglage comme par exemple : 15 sec à f/8 – C000 – Y085 – M110.

Le problème de la densité
Sur un agrandisseur la gestion de la densité est un élément fondamental car chaque réglage couleur va modifier le temps de pose. Par exemple un écart de 10 points en jaune (de 050 à 060) influence le temps de pose de 2% alors qu’en Magenta cette même différence aura une influence de 10%. En pratique, l’influence du réglage jaune étant très négligeable, on se basera uniquement sur le Magenta pour modifier le temps de pose de 10% par tranche de 10 points. (Que l’on ajoute ou que l’on retire ces points). Une modification de 35 points équivaut à ½ diaphragme environ.

La gestion de la densité est le point le plus critique dans le tirage couleurs sur un agrandisseur. Si modifie de manière importante le temps d’exposition, Il faudra tenir compte de l’effet de réciprocité du papier, car sur les poses longues, celui-ci n’a pas une réaction linéaire. Il est donc préférable de modifier la densité en intervenant en premier lieu sur l’ouverture du diaphragme. Cela qui nécessite d’être équipé d’un analyseur ou d’un luxmètre.

Aujourd’hui, il existe de très bonnes applications « luxmètre » pour les smartphones. Ils devraient faciliter grandement la gestion de la densité. Il suffit de placer le téléphone sur le plateau à un endroit très précis du négatif et de relever, lors du premier tirage, la valeur en lux, par exemple : 278 lux.

Une fois la correction effectuée, on replace l’appareil au même endroit et on ramène la valeur en lux à la valeur initiale (ici 278 lux) en modifiant l’ouverture de l’objectif. La méthode a l’avantage de ne pas modifier le temps de pose et donc de ne pas subir l’éventuel problème de la réciprocité du papier.

Comment juger l’essai
Les essais doivent être examinés dans les conditions d’éclairage correcte, c’est-à-dire un éclairage de type lumière du jour.

Le premier essai ne sera certainement pas correct. Il n’aura pas la bonne densité et présentera une dominante. Cette dominante proviendra :

  • Soit d’une seule des 3 couches. Elle est alors Jaune, Magenta ou Cyan.
  • Soit de 2 couches à la fois et dans une même proportion. Elle est alors Bleue, Verte ou Rouge.
  • Soit de 2 couches à la fois mais dans des proportions différentes et pourront être par exemple Rouge-orangé, Vert-Jaune ou Bleu-Magenta.

Etudier d’abord la densité des différents essais. Une de celles-ci sera peut-être exposée correctement. Si les essais sont trop clairs ou trop denses, il faudra refaire de nouveaux essais avec des temps de pose différents

Une fois la densité correcte, examiner ensuite la couleur dominante : celle-ci apparaît avec évidence sur une plage grise du sujet. En effet, le gris-neutre ne représente-t-il pas l’équilibre parfait des différentes composantes colorées de la lumière blanche ?

Si l’essai est affecté d’une légère dominante, il assez facile de trouver la correction adaptés que l’on doit apporter au filtrage. Un débutant pourra utiliser, pour examiner l’essai, un jeu de filtres de différentes densités YMC et BVR. Il lui suffira de regarder le tirage à travers un ou plusieurs filtres et ainsi trouver la bonne correction en choisissant la bonne association de filtres.

Les corrections s’appliquent selon la méthode décrite plus haut

Par exemple :

  1. Un essai trop Vert devra être examiné à travers un filtre Magenta : essayer successivement les filtres 0,5 – 10 – 20 – 30 M, jusqu’à ce que, vu à travers le filtre, l’essai semble avoir atteint la balance correcte (neutralisation de la dominante).
  2. Un essai trop Jaune devra être examiné à travers les filtres Bleu (ou à travers l’assemblage des filtres Cyan et Magenta, de même densité).
  3. Un essai Rouge-orangé  (c’est-à-dire contenant une dominante Rouge associée à une dominante Jaune) sera examiné à travers l’assemblage des filtres Cyan et bleu. (ou travers l’assemblage Cyan et Magenta. Dans cette configuration, le filtre Cyan aura une densité double du filtre Magenta, ceci pour les raisons suivantes :
    1. La dominante Rouge est compensée par un filtre Cyan.
    2. La dominante Jaune doit être compensée par un filtre Bleu, mais en couleur complémentaire le Bleu est égal Cyan + Magenta. Cela nous donne donc 2 filtres Cyan et 1 filtre Magenta.

En pratique, la valeur de filtrage à retenir pour la correction doit être de la moitié de celle du ou des filtres ayant servi pour l’examen car dans une épreuve, la lumière traverse 2 fois la couche colorée. Par exemple, si une dominante Verte est neutralisée avec un travers un filtre CC 20 M, en réalité, c’est la valeur de 10 M qu’il faut retirer du filtrage de base.

Mais rapidement, l’utilisation de ces filtres comme aide à la décision, deviendra inutile, la pratique du tirage couleur faisant acquérir rapidement un jugement permettant à chacun d’apprécier visuellement les corrections à apporter.

La modification à apporter à la filtration se fera selon les règles énoncées, plus haut dans le paragraphe « Gestion des corrections couleurs ». Le processus sera renouvelé jusqu’à obtention du tirage final.

Jean-Claude
le 17 janvier 2021

Site Jennifer Martin

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