Décryptage : le nouveau FUJI X-T100

Le 24 mai dernier, FUJIFILM a annoncé l’arrivée d’un nouvel appareil photo numérique, le X-T100. Cet appareil de type hybride, au design très conventionnel, se positionne dans le milieu de gamme. Il concurrence notamment le Canon EOS M50.

Note : les modèles hybrides sont des appareils à objectifs interchangeables, équipés d’un viseur électronique. (lire l’article : bien choisir son appareil photo)

Le X-T100 est proposé au prix de 599 € pour le boîtier seul
et 699 € avec un zoom 15-45 mm.

Si je me réfère aux 3 fondamentaux qui permettent de bien choisir un appareil photo numérique, je devrais examiner en priorité les performances de l’objectif, du capteur et du système de visée.

Mais comme toujours dans ce type d’équipement, le problème se situe dans la différence de performance entre le boîtier et l’optique, celle-ci ne représentant que 15% de l’investissement total. Le choix de mettre une optique bas de gamme sur un boîtier performant est dicté par le positionnement prix de l’appareil.

Pour cette raison, Le boîtier et l’objectif feront l’objet d’une analyse séparée.

Note : dans ses arguments marketing, le fabricant propose une gamme de 26 objectifs compatibles avec le X-T100.

Le boîtier

Petit, léger, un look très vintage cet appareil photo à un design très séduisant.
Avec un obturateur mécanique, un boîtier en partie anodisé et une compatibilité avec les objectifs professionnels Fuji, cet appareil bénéficie d’une grande qualité de fabrication
et pourrait intéresser Experts ou Professionnels.

Un des points forts du X-T100 est la reconnaissance automatique des scènes. Celles-ci sont un élément fondamental pour obtenir des images de qualité. Fuji a une très grande expérience sur la gestion qualité des photos. L’automatisation de cette fonction me semble être une très bonne chose car il n’est pas toujours facile de sélectionner le bon menu au bon moment.

D’une manière générale, les caractéristiques de cet appareil sont très proches des autres modèles de même catégorie.

On notera :

  • Un capteur de grande taille type APS-C de 24 millions de pixels (23,5 mm x 15,7 mm) ce qui permettra, entre autre, une bonne maîtrise de la profondeur de champ.
  • Les classiques formats de fichiers Jpeg, Raw et Jpeg + Raw
  • Les formats des images : le 3:2 pour une résolution de 6000 x 4000 pixels, le 16:9, le format carré et le panorama (prise de vue en mouvement)
  • Le système de monture X qui permet d’accéder à une gamme de 26 objectifs.
  • La sensibilité du capteur permet d’accéder à 12800 ISO et même 51200, ce qui augmente les possibilités de prise de vue en faible lumière.
  • Le contrôle de l’exposition est tout à fait classique avec ses 3 modes : Spot, multi et moyenne
  • 4 modes d’expositions, Programme, Priorité vitesse ou ouverture, Manuel
  • Vitesse d’obturation de 30 sec au 1/4000ème avec l’obturateur mécanique et 60 minutes en pose B. ( 1/32000ème avec l’obturateur électronique)
  • La résolution du viseur électronique est de 2,3 millions de points ce qui permet une visée confortable.
  • L’écran tactile, orientable dans 3 directions, dispose d’une résolution standard d’environ 1 million de point.
  • L’autofocus et très rapide et précis. Il bénéficie d’un nouvel algorithme initialement développé pour les modèles haut de gamme. C’est un point fort du X-T100.
  • Le flash est comme toujours peu puissant et nécessitera d’augmenter sensiblement la valeur ISO pour réaliser des photos à plus de 2 mètres
  • Coté réseau, le WIFI et le Bluetooth
  • Un autre point fort, son autonomie : la batterie permet environ 430 photos.

L’objectif

Comme je l’explique dans l’introduction, c’est ce point qui a mon sens pose problème. Ici FUJIFILM propose un zoom dont la focale est de 15-45 mm et une ouverture de f/3,5 à f/5,6

Ce zoom correspond approximativement au 24-75 mm du format 24×36 mm. Ce n’est donc pas un téléobjectif mais un zoom qui va du grand angle à la focale standard. Une ouverture de f/3,5 pour un 24 mm et f/5,6 pour un 75 mm montre un objectif très peu performant.

En dehors du fait qu’il ne sera pas possible de faire de photo de sujet éloigné, les prises de vue en faible lumière demanderont une augmentation sensible de la valeur ISO ce qui pourrait provoquer une perte de définition. L’achat d’une autre optique est donc inéluctable.

Peut-être vaudrait-il mieux choisir un autre objectif ? Mais là les choses se compliquent. En consultant la gamme des objectifs Fuji, on trouvera le zoom 18-135 mm (soit 28-210 mm équiv 135), mais l’investissement passera alors à 1350 €.

Cette configuration aurait l’avantage d’avoir une qualité photographique qui serait au rendez–vous. Elle permettrait  de rivaliser, pour un moindre coût, avec les premiers  équipements professionnels, même avec un boitier moins performant.

L’investissement pourrait être réduit avec une optique d’une autre marque. Le problème est que l’on trouve assez peu d’objectif compatible Fuji chez les autres fabricants comme Tamron et Sigma, sauf à acheter un convertisseur ou une marque comme Samyang.

Jean-Claude

Sources : 
– Communiqué de presse FUJIFILM

Tamron
– Sigma
– Samyang.
Ce contenu a été publié dans Décryptage, Matériel, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.